‹ Voltaire et J.J. RousseauChapitre 75 sur 333 · La l'iofcssion de foi du Vicaire savoyard · texte numérisé non relu

La l'iofcssion de foi du Vicaire savoyard

vomairf; et .i.-.i. Rousseau 151

primerait à Paris que pour plus de commodité, qu'on garderait le secret et qu'ofliciellcment l'ouvrage s'imprimerait en Hollande.

Convaincu que l'approbation, et même la complicité du directeur de la librairie le mettaient à l'abri de tout danger, Jean-Jacques consentit à laisser faire le travail à Paris. Il a nié plus lard qu'il eût été averti, mais il ne peut nier sa lettre à Moultou du l'2 décembre 1761 et elle ne laisse pas le moindre doute. Il écrivait en effet à son ami :

(( Je me suis laissé guider dans la disposition de cet ouvrage, et contre mon avis, mais non pas sans l'aveu du magistrat, le manuscrit a été remis à un libraire de Paris pour l'imprimer, f.e libraire a eusuite traité avec un autre libraire de Hollande, pour faire en même temps et sur ses feuilles une autre édition parallèle à la sienne. »

Au moment où Jean-Jacques négociait ainsi YEmileel le Contrat social, sa santé s'altérait de plus en plus; la maladie dont il souffrait avait fait de tels progrés qu'il crut ses jours réellement menacés'. Guérin, qui le vit à cette époque, écrivait à M. de Malesherbes :

« J'ai trouvé ce pliilosoplie très abattu de son mal auquel s'est joint un débordement de bile avec quelque mouvement de fièvre. Il se promenait cependant dans son jardin, et il m'a paru assez gai. Il a plus de courage que de force ^ »

1. Il éprouva en 1701 un accident terrible. Une sonde se brisa et resta dans la vessie; on eut toutes les peines du monde à I extraire.

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