‹ Voltaire et J.J. RousseauChapitre 78 sur 333 · novembre 1701. Voir Rousseau, ses amis et ses ennemis · texte numérisé non relu

novembre 1701. Voir Rousseau, ses amis et ses ennemis

VOLTAIRE ET J.-.I. IlOUSSEAI 157

Aussilùl loutclumgo d'aspect, les tanlùmcs disparaissent, le traître redevient honnête liomme, Jean-Jacques reconnaît qu'il a agi sous l'enipire d'une liallueinalion. 11 s'excuse près de sou libraire et lui olTre même une compensation pécuniaire en châtiment de ses injustes soupçons.

« Ma précédente lettre, lui dit-il, n'est pas intelligible si vous n'avez aucun tort, et alors, c'est moi qui en ai beaucoup, ({uoique votre négligence ne soit pas irrépréhensible. Le temps éclaircira tout et détruira ou confirmera les soupçons que m'a donnés votre manière de procéder. Si le tort est de mon côté, comme je le souhaite, vous me verrez empressé à le réparer, de plus, je vous préviens qu'en pareil cas vous aurez une remise de cent écus sur votre dernier billet. Soyez sûr que cela tiendra et que je n'aurai rien fait de ma vie de meilleur cœur. Il convient de mettre à l'amende mou étourderie, surtout quand elle me rend injuste*. »

Duchcsne, assez pique, accepte les excuses et refuse l'argent.

Mais Rousseau a informé M. de Malesherbes de la trahison du libraire;^ il doit réparer le mal qu'il a causé, car il est de très bonne foi. cela est incontestable ; donc le 20 novembre il écrit au directeur de la librairie :

« Ah! Monsieur, j'ai fait une abomination! j'en tremble, ou plutôt je l'espère, car il vaut cent fois mieux que je sois un fou, un étourdi digne de votre disgrâce, et qu'il

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