CHAPITRE V
Le chevalier de La Barre. D'Etallonde.
Voltaire défenseur des protestants persécutés.
Que d'incohérences, que de contradictions dans ce dixhuitième siècle oi^i régnent sur tant d'esprits le caprice et l'arbitraire! Ces juges, ces abbés, ces évcques, ces hommes si galants, si légers et si frivoles, un soir, vous les auriez rencontrés cà l'Opéra ou dans un salon tout étincelant de lumières, au milieu de la société la plus brillante et la plus distinguée ; le lendemain ils étaient redevenus de farouches fanatiques poursuivant avec frénésie les malheureux sur lesquels ils s'acharnaient.
Il semble qu'en ce temps-là certains membres du clergé aient voulu racheter, à force d'intolérance et d'esprit persécuteur, leur incapacité à défendre le christianisme et leur incrédulité notoire. Ils ne légitimaient que trop les invectives fréquentes de Voltaire contre une religion « qui ne se soutenait que par des bourreaux ^ »
Puis, que d'inconséquence et d'injustice dans la répression de l'hérésie : Fontenelle et Montesquieu se moquent du pape sans aucune retenue et le traitent de magicien -, l'auteur des Lettres persanes l'appelle même « une vieille idole qu'on encense par habitude ^, » il déclare « que la religion catho-
* 41, 333. A d'Etallonde. 26 mai 1767.
^ 26, 260. Relation de la mort du chevalier de La Barre. 1766,
^ Montesquieu. Lettres persanes. Lettre 29. Vol. I, 84.
lique ne subsistera pas 500 ans ^ ; » aucune persécution n'atteint ces deux auteurs.
L'année même où le pape condamnait au feu plusieurs des ouvrages de Voltaire, cet excellent ami de l'église romaine recevait le titre de capucin en récompense de quelques services qu'il avait rendus aux membres de cet ordre domiciliés à Gex-.
D'autre part, il semblait que le nord de la France voulût rivaliser de fanatisme avec Toulouse : à Abbeville, en Picardie, pour n'avoir pas salué le Saint-Sacrement, pour avoir lu des écrits impies, et prononcé des blasphèmes ^, le chevalier de La Barre, jeune homme de vingt ans à peine, est condamné à mort et périt sur l'échafaud, le i^*" juillet 1766*, sans que le parlement de Paris, ou le roi Louis XV aient eu pitié de sa jeunesse. Ce qui augmente encore l'horreur d'une sentence aussi disproportionnée au délit qu'elle frappait, c'est que des intrigues amoureuses, auxquelles un des juges n'était point étranger, avaient contribué à perdre le malheureux condamné ^.
Voltaire informé de cette affaire en avait été vivement affecté. Sa sensibilité paraît s'être accrue à mesure qu'il avançait en âge et qu'il vivait plus retiré. Lui-même en fait la remarque : « Il me semble que la retraite rend les passions plus vives et plus profondes. La vie de Paris éparpille toutes les idées: on oublie tout; on s'amuse un moment de tout dans cette grande lanterne magique, où toutes les figures passent rapidement comme des ombres ; mais, dans la solitude, on s'acharne sur ses sentiments*'. »
* Idem. Lettre II 7. Vol. II, 86. - - Dnt. Vol. VII, 287. 288. - ' Dnt. Vol. VI, 492. — ■* 26, 262. Relation de la mort du chevalier de La Barre. 1766. — 5 Dnt. Vol. VI, 478. 479. 480. 481. - fi 44, 421. A 3/- du Dtffand. 31 décembre 1774.
De 1766 à 1775, il revient souvent sur le procès d'Abbeville, et l'impression d'horreur qu'il en a ressentie semble si peu s'être efîiicée qu'en 1774 il écrit à d'Argental et à Condorcet : « Cette image affreuse me persécute jour et nuit '. » « Je suis aussi outré, aussi bouleversé de cette exécrable aventure que je le fus le premier jour. Je me trompe, je le suis davantage ^. » Sa colère se déchaîne furieuse contre tous ceux qui ont pris part à cette « atrocité, à ce grand crime ^. » Il les traite tour à tour de (( cannibales *, » d' « Iroquois assassins ^, » de « Hottentots ^, » de « monstres '^, » de « bourreaux ^, » de « démons ^, » d' « arlequins anthropophages *^, » de « singes devenus tigres ^'. » Le drame d'Abbeville est selon lui « un déshonneur^- » pour la France ; il s'étonne que le « peuple l'ait souffert'^; » il déplore en ces termes l'indifférence du public : « Un des plus grands malheurs des honnêtes gens, c'est qu'ils sont des lâches. On gémit, on se tait, on soupe, on oublie **. »
Cette indignation était pleinement légitime. Tout avait contribué à rendre odieuse la condamnation prononcée contre de La Barre. Ici plus moyen d'invoquer comme pour Calas et Sirven une erreur judiciaire. Les juges savaient exactement de quoi il s'agissait; aucune loi sur le blasphème ne les forçait à se montrer aussi sévères ^^ et Voltaire pouvait les accuser à bon droit de « s'être faits assassins afin de passer
* 44, 407. A d'Argental. g décembre 1774. — - Moland. Vol. XVII, 177. A de Condorcet. 23 décembre 1774. — ^ 44, 115. A d'Etallonde. 12 décembre 1772. — '' 44, 381. A d'Argental. 10 octobre 1774. — ^ 44, 242. A Frédéric II. Ferney, 4 septembre 1773. — ^ 42, 223. A de la Harpe. 5 janvier 1769. — " 43, 393. A Marmontel. 6 janvier 1772. — ^ 41, 29. A de Villevieille. 18 juillet 1766. — ^ 41, 22. A d'Argental. RoUe, 16 juillet 1766. — ^^ Ibidem. — ^* 41, 25. A Dalembert i8 juillet 1766. — ^'^ 30, 227. Commentaire historique. 1776. — ^■^ 4I1 3i. A d'Argental. Rolle, 23 juillet 1766. — ^* 41, 45. -(4 Dalembert. 7 auguste 1766. — ^■' 26, 261. Relation de la mort du chevalier de La Barre. 1766.
pour chrétiens ^ » De plus, en bonne justice, sur trois qu'ils étaient, deux juges d'Abbeville auraient dû être récusés^ l'un parce qu'il était partie dans le procès, l'autre parce qu'il n'était pas en droit d'exercer de telles fonctions ^. Enfin, et l'on pourrait citer d'autres irrégularités dans la procédure, pour exciter l'opinion publique contre l'accusé, on avait joint à sa cause une enquête au sujet de deux crucifix indignement profanés ^.
Le patriarche de Ferney qui n'avait pu sauver de La Barre voulut au moins réparer en une certaine mesure les effets de la sentence des juges; il s'intéressa donc vivement au complice du chevalier de La Barre, à d'Etallonde qui, plus heureux que son ami, avait pu s'enfuir avant d'être arrêté et mis à mort. Voltaire le reçoit à Ferney et s'occupe activement de le faire réhabiliter *. Ses relations influentes, ses amis sont de nouveau mis à contribution en faveur de son protégé pour lequel il écrit un mémoire intitulé: Le cri du sang innocent. Estimant à bon droit qu' « une grâce n'est que l'aveu d'un crime ^, » il refuse pour son client toute faveur et réclame simplement la révision de son procès. S'il n'atteint pas ce but, ses efforts n'en sont pas moins louables, et c'est sur ses recommandations que d'Etallonde obtient du roi de Prusse, une compagnie, une place d'ingénieur et une pension ^\
Calas, Sirven, de La Barre et d'Etallonde, ces quatre noms ne résument point toute l'activité de Voltaire en fiweur des victimes de l'intolérance religieuse. « Le Don Quichotte, le redresseur de torts *^, » comme il s'intitule lui-même, s'in-
' 44, 242. A Frédéric II. A Ferney, 4 septembre 1773. — - 30, 105. Le cri du sang innocent. 1775. — ^ Dnt. Vol. VI, 479. 480. — ^ 44, 395. 396. A Dalembert. Ferney, 21 novembre 1774. — '' 44, 387. A Daleinbert. 29 octobre 1774. 0 45^ 56. A Dalembert. 7 juillet 1775. - ' Moland. Vol. XVII, 43. A d'Argeutal. 28 juillet 1774.
téresse volontiers au sort des réformés en France. S'il s'occupe d'eux, ce n'est point qu'à son dire « ils ne soient aussi fous que les sorboniqueurs \ » la pitié et l'indignation qu'il éprouve en les voyant injustemement traités expliquent seules sa sympathie à leur égard.
Au mois de septembre de l'année 1761, François Rochette, le dernier des pasteurs du désert qui paya de sa vie son zèle pour l'évangile, avait été arrêté à quelque distance de Montauban. Sur la demande de M. Ribotte, un coreligionnaire de Rochette, Voltaire avait écrit au duc de Richelieu pour l'implorer en faveur du prisonnier-. Sans doute cette intervention, restée d'ailleurs sans effet, était des plus méritoires, mais en entendant Voltaire appeler le martyre « une façon fort ridicule d'aller au ciel par une échelle ^, » en le voyant dans ses lettres à Richelieu parler de Rochette sur un ton presque indifférent et déclarer que « Rosalie l'intéresse davantage, si elle est bonne actrice *, » on ne peut s'empêcher de regretter qu'en un sujet si tragique. Voltaire n'ait point su se départir des railleries et des plaisanteries qui naissent si facilement sous sa plume.
En 1775, un pasteur dauphinois dont le nom est resté inconnu avait lui aussi été l'objet d'une intervention de
^ 42, 6. A Marmotttel. 2 décembre 1767. — ^ Moland. Vol. XVIII. Lettre 10270, A Ribotte. Ferney, octobre 1761. Voltaire écrit tantôt Ribote, tantôt Ribotte et cela dans la même lettre. Voir Bulletin de la Société de l'histoire du protestantisme français. Vol. XXXI. Pages 168. 169. La tolérance au dix-huitieme siècle. Lettres inédites de Voltaire à M. Ribote de Montauban ijôr-ijôç. Lettre du 28 septembre 1763. M. Daniel Benoit écrit: Ribaute. Voir La Liberté chrétienne. 15 août et 15 septembre 1899 Pages 338 et 396. Ribautc-Charon et Rousseau. Nous avons adopté l'orthographe donnée par Ribotte lui-même. Voir Bulletin de la Société de l'his toire du protestantisme français. Vol, V. 131. Lettres de M. Ribotte de Montauban 1761-1762. — ^ Moland. Vol. XVIII. Lettre 10270. A Ribotte. Ferney, octobre 1761. — * 38, 366. An duc de Richelieu. Ferney, 25 octobre 1761.
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Voltaire auprès de la marquise de Clermont - Tonnerre, gouvernante du Dauphiné ^
De plus, l'ami des Calas et des Sirven déplorait souvent la présence de nombreux protestants sur les galères du roi. Un jour il écrit à Choiseul pour le prier de commuer la peine d'une trentaine de galériens en un exil à la Guyane^, une autre fois, il exprime à Moultou et à Debrus tout le plaisir qu'il éprouve en apprenant la délivrance de deux galériens^ et « les vœux qu'il fait tous les jours pour la liberté de conscience V »
Des souhaits plus ou moins platoniques ne lui suffisent pas, il faut qu'il agisse et, à deux reprises, il a le privilège de voir ses efforts couronnés de succès. C'est grâce à son initiative que M™^ de Saint- Julien obtient en 1766 pour d'Espinas une pension qui permet à ce galérien libéré de vivre tranquille avec sa femme et ses trois enfants ^. Le seul crime de ce malheureux était d'avoir hébergé un ministre protestant. Après un séjour de 23 ans aux galères, d'Espinas, privé de tous ses biens, avait été remis en liberté sans aucun moyen d'existence^.
Voltaire avait été plus heureux encore lorsqu'en 1764 il avait obtenu du ministre Choiseul l'élargissement de Chaumont, cordonnier genevois, condamné aux galères à perpétuité pour s'être rendu aux assemblées du désert. Ce brave homme était venu lui-même remercier sbn bienfaiteur. Informé de sa visite prochaine. Voltaire avait écrit à Necker, frère du ministre de Louis XVI: « Je serai fort aise que l'ami Chaumont vienne me faire une paire de souliers et
' Lettres, p. 260. A Moultou. 5 juillet 1775. — - 40, 14. A H'Argeutal. 17 juin 1764. — -^^ Lettres, p. 246. 247. A Moultou. 13 décembre 1769. — * Ident, p. 149. A Debrus. — •' 41, 149. A M"" de Saint-Julien. 15 décembre 1766. — " 41, 77. A M"" de Saint- Julien. 14 septembre 1766; 41, 78. 98. 112. Au duc de Richelieu. 15 septembre, 8 et 27 octobre 1766.
qu'il se souvienne surtout de ce proverbe : Ne sutor ultra crepidamK L'entrevue avait été très gaie et lamilière. Voltaire, pour qui la plaisanterie ne perdait jamais ses droits, avait apostrophé en ces termes son visiteur de toute petite taille : « Quoi ! mon pauvre petit bonhomme, on vous avait mis aux galères ! Que voulait-on faire de vous ! Quelle conscience de mettre à la chaîne et d'envoyer ramer un homme qui n'avait commis d'autre crime que de prier Dieu en mauvais français ^. »
Parmi les mesures persécutrices édictées contre les protestants, il en est peu qui aient été aussi funestes et aussi arbitrairement exécutées que celles qui leur interdisaient le mariage et faisaient de leurs descendants des enfants illégitimes ; Voltaire les attaqua vivement et tenta même de les faire abolir.
Traitant d'abord cette grave question, au point de vue théorique , dans son Dictionnaire philosophique, il établit nettement la distinction qui devrait exister entre le mariage considéré « comme un contrat du droit des gens, auquel sont attachés les effets civils, » et le mariage religieux, sacrement duquel descendent « les grâces de l'église ^. »
Après avoir cité une déclaration du 4 novembre 1741, dans laquelle le pape Benoît XIV respectait cette distinction *, Voltaire se demande : « par quel étonnant contraste les lois françaises sont sur cette matière plus sévères que celles de l'Eglise ^. » Il montre en outre qu'une succession d'édits contradictoires ont rendu sur ce point la législation tout à fait obscure ^ et que les juges devraient s'autoriser
* Bengesco. Bibliographie de Voltaire. Y o\. III, 348. A Necker. 15 février 1764; Dnt. Vol. VI, 459; C. Coquerel. Histoire des églises du désert. Vol. II, 434-426. — '-^ Ibidem. — ^ 19, 7. D. phil. Mariage. Section II, 1771. — * 19, 8. D. phil. Mariage. Section II, 177 1. — ^ Ibidem. Voir l'appendice. — ^ 19, 9. 10. II. D. phil. Mariage. Section III. 1771.
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de ce fait pour juger les protestants selon le droit naturel*. Dans ses Réflexions philosophiques sur le procès de M"^ Camp, il espère voir bientôt abolir un régime « qui plonge 100 000 familles dans l'incertitude continuelle de leur sort, dans la douleur de mettre au monde des enfants dont la subsistance peut toujours être disputée, et dont la naissance est regardée comme un crime ^. » Pour hâter l'abolition de telles injustices, il prie Richelieu de faire son possible pour que le gouvernement remette en vigueur « un arrêt du 15 septembre 1685 P^^ lequel les protestants pouvaient se marier devant un officier de justice ^. » Cette autorisation ne leur fut accordée qu'en 1787, mais, dix ans auparavant. Voltaire se réjouissait déjà en voyant « qu'on adoucissait partout dans le commerce de la vie des lois trop sévères, qu'on souffrait ou qu'on autorisait les mariages entre les personnes de l'ancienne secte et de la nouvelle *. » Si son rêve de voir aux portes de Genève une ville française, « la ville de la tolérance '^, » où « tous les protestants pourraient se marier légitimement ^, » ne s'était point réalisé, au moins avait-il atteint cet idéal dans son village de Ferney. Là, les ouvriers habiles qui fabriquaient des bas de soie pour la duchesse de ChoiseuP et des montres pour la Semiramis du Nord^ étaient indistinctement protestants ou catholiques. Ils vivaient si bien ensemble « qu'il aurait été impossible de deviner qu'il y eût dans Ferney deux religions difl^érentes '*^. » Dans cette heureuse paroisse les protestantes préparaient avec leurs compagnes catholiques des
' 19, II. Idem. — - 29,305. Réflexions philosophiques sur le procès de ifef"' Camp. 1772. — ' 44, 7a. Au duc de Richelieu. 16 septembre 177a. — * 46, 48. A de Potnaret. Fernej', 7 février 1777. — •' 42, 329. A M^* de Choiseul Lyon, 26 juillet 1769. — ^^ 42, 229. A de Potnaret. 15 janvier 1769. — ''' 42, 356. A M"" de Choiseul. 4 septembre 1769. — "^ 43, 291. A Catherine II. A Ferney, 30 avril 1771. — ^ 30, 217. Commentaire historique 1776.
reposoirs pour la fcte du Saint-Sacrement, le curé les en remerciait publiquement dans son prône et, « quand une catholique était malade, les protestantes allaient la garder, et en recevaient à leur tour la même assistance*. » Très enchanté de cet état de choses, le patriarche de Ferney écrivait à un de ses correspondants du pays de Vaud : « Quand je ne serais parvenu qu'à voir rassemblés chez moi, comme des frères, des gens qui se détestaient au nom de Dieu il y a quelques années, je me croirais trop heureux*. » Ailleurs encore, dans une lettre à M"'^ de Choiseul, sur un ton spirituel et enjoué, il célèbre ainsi l'heureuse entente dont il est le témoin :
Rien n'est plus selon mon humeur
Que de voir ces bons hérétiques
Boire et chanter de si grand cœur
Avec nos pauvres catholiques.
Dans cet asile du bonheur,
Le prêche est ami de la messe ;
Ils se sont dit : « Vivons heureux,
Et tolérons avec sagesse
Ceux qui se moquent de nous deux ^. »
Peut-être se désignait-il lui-même 'dans ce dernier vers. Entre la moquerie sceptique et le fanatisme, il y a place pour le respect des convictions religieuses ; cet idéal. Voltaire ne l'avait point atteint, mais sachons lui gré d'avoir préparé les jours heureux dont il parlait en ces termes : « Il faudra bien qu'il vienne enfin un temps où la religion ne puisse faire que du bien *. »
^ Ibidem. — 2 43, 313. ^ AUaniatid. 17 juin 177 1. — ^' 43, 140. A M"" de Choiseul. Ferney, 27 auguste 1770. — '' 42, 229. A de Pomaret. 15 janvier 1769.