PETITS COMMÉRAGES
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dovois pas cnêlre surpris puisque son père en composant le code prenoit le lait d'anesso. Ce jeune homme est plein d'esprit, et ne seroit pas indigne de faire sa cour à Votre Altesse rolalc. La Meftrie qui l'instruit dans les mœurs et dans la religion, prétend qu’il a de la peine à modérer le feu de son imagination et assure qu’en peu il le réduira it avoir tous les vices des François sans en avoir les vertus Votre Altesse roïale daignera-t-elle me pardonner cette digression , ie m'écarte de mou but, ie voudrais l'amuser, et ie crains de l’ennul'er. Je viens au poète, quelque hué et baffué qu'il soil, on commence à connoitrc que le juif a tort. On assure que tout sera jugé définitivement mercredi ou jeudi prochain, et que M. de Voltaire sortira de cette all'aire couronné des mains de Thémis.
M. le comte Algarotti s'est enfin résollu de revenir h Potsdam. Les premiers iours il y a eu l’air d'un flagellé, un lui a parlé ol il a commencé à balbutier, il ne tardera pas à reprendre sou verbe. En attendant M. de Maupertuis lient le haut du pavé avec plus do modestie qu’on attendoil d'un homme, qui a été daté de ce que M. Torres* lui a dit en plcino académie que la terre n’étoit pas assez grande pour contenir son mérite. Le marquis d'Argens file louiours auprès de sun Ümphale à Manton près do Monaco, il est louiours fort regretté et fort souhaité; mais ni sollicitations ni promesses ne peuvent ébranler sa philosophie. On dit ppurtant qu’il pourra revenir vers la fonte des neiges, sans doute pour prêcher le carême. La Mettrie est tel que Votre Altesse rafale l’a laissé, désirant fort de lui faire sa cour. M. Dargol est louiours mélancholique, fort attaché au roi et à son devoir, et dans ses heures do récréations il parle de se pendre ’...
1. Il est A croire qu’avec de telles mœurs et de tels principes, le jeune Cocccjl dut donner peu do satisfaction à son père, qui n’était pas heureux en (ils. Un frère de celui-ci, ayant le titre île conseiller privé, désespérait, do son cùlé, ses parents en épousant, malgré eux, la fameuse liarbeiina, dont Frédéric avait été un instant amoureux, a-t-ou dit. A l'époque mémo où nous sommes, le président poursuivait la nullité de ce mariage lualsonnant. Voir, à re sujet, la suite des fragments do mémoires sur Cliasol, que nous avons déjà cités, p. 2:19,251 .
2. Peut-être le naturaliste Délia Torro, qui élail correspondant de Académie de Dcrlin.
3. Lettre autographe du baron de Pollnitz a la margrave de Uayreuth; à Polsdam, ce 13 février 1751.