DÉBUTS DE LEKAIN. — MORT DE LA METTRIK
Voltaire avait obtenu un arrêt qui lui donnait gain de cause, mais avec une clause restrictive qui laissait tout en suspens. 11 n’avait, il est vrai, qu’à prêter le serment qui lui était imposé, et nous avons vu qu’il y était tout préparé, si l’on ne veut pas considérer qu’il en avait parfaitement fait déjà l’équivalent dans sa lettre désespérée au grand chancelier. Cependant il n’eùt pas demandé mieux que d’entrer en arrangements. « Je rouvre ma lettre, écrit-il à Darget, pour vous dire ce qui s’est passé après la condamnation du juif; car il faut instruire son ami de tout. J’ai voulu tout finir généreusement, et prévenir la prisée juridique des diamants, qui prendra du temps, et qui retardera le bonheur de me jeter aux pieds du roi. M. le comte de Rottembourg sait tout ce que je sacrifiais pour la paix, qui est préférable à des diamants. J’ignore par qui le juif est conseillé; mais il est plus absurde que jamais. On lui a fait entendre qu’il devait s’adresser au roi, et que le roi casserait lui-même l’arrêt donné par son grand chancelier. Adieu, mon cher ami, on ne peut