‹ Voltaire et la société au 18. siècleChapitre 126 sur 431 · ISO MANÈGES DE HIRSCH · texte numérisé non relu

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terminer cette affaire que par la plus exacte justice, conformément à l’arrêt rendu. La discussion tiendra un peu de temps; c’est un malheur qu’il faut encore essuyer. Il faudra encore quinze jours pour accomplir toute justice*. » Hirsch, aussitôt qu’on avait paru disposé à traitera l’amiable, avait jugé que l’on avait ses raisons d’en finir, et, poussé gans doute aussi parlesenuemis que le poète s’était faits', il se montra difiicultueux et arrogant. « Quoique j’aie gagné ce procès, écrivait Voltaire au roi, je lais offrir à ce juif de reprendre pour deux mille écus les diamants qu’il m’a vendus trois mille, afin de pouvoir me retirer dans la maison que Votre .Majesté permet que j’habite auprès dePotsdqip,. » Et, plus loin dans la même lettre, comme si,:dans l’intervalle, on lui eût transmis la réponse de la partie adverse ; « il refuse, tout condamné qu’il est, les {pille écus que je lui offre de gagner-*. »

Cette obstination de Hirsch nç pouvait être qu’une manœuvre pour obtenir des conditions meilleures. Pourtant, sur sa propre demande, les deux contondants sout appelés eu conciliation, devant le conseiller intime Ulrich, le 2G février liai . L’israélite arrivait avec ses propositions qu’il lit çopqaître tout d’abqrd, et que Voltaire, «. pour sortir tout d’un coup de l’affaire, » selon les termes mêmes du procès-verbal, accepta avec une facilité qui dénotait son impatience d'en fiuir. Les clauses furent consenties et exécutées séance te-

1. Voltaire, Œuvres complètes (Bcuchot), 1. LV, p. 655. Lettre de Voltaire à Darget; Berlin, ce 30 janvier 1751.

2. Ibid., I. LV, p. 572, 57 4. Lettre de Voltaire â Frédéric,* février, il • .

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