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nante. «Et tout cela a été terminé, porte l’acte allemand, avant que le sabbat eut commencé ; » à la pleine satisfaction d’Abraham Hirsch, qui eut sans doute désiré perdre ainsi tous ses procès.
Si Von songe, remarque M. Klein, un Prussien médiocrement l'ami, ne l’oublions pas, du poêle français, si l’on songe que le demandeur exigeait trois mille llialers en vertu des documents mentionnés, et qu’il n’en obtint comptant que deux mille par cet arrangement; si l’on songe, en outre, que les bijoux qu’on lui laisse no valaieut, d'après l’estimation qui en est faite dans la quittance précitée, que huit cent quarante lhalers, il en résulte que Voltaire, qui n’a\ait pas l'habitude do sacrifier Plulus aux Muses, subit une perte d’environ mille lhalers. Et il faut ajouter à cela, que les bijoux dont il restait muni dev raient encore être cotés à un chiffre bien au-dessous, s’il était vrai, comme il le prétendait, que le défendeur en eut exagéré la valeur '.
Tout cela ne serait rien ou serait peu de chose, si ces concessions tardives n’eussent prêté à plus d’une interprétation malveillante. Cependant, en cédant à sa propre impatience,' Voltaire n’avait fuit qu’obéir aux conseils des gens qu’il croyait le plus ses amis. « Tout le monde me disait ici : Envoyez fa... f ce juif géné-
reusement, après l’avoir confondu. Je rai fait, et à présent on dit : Pourquoi vous êtes-vous accommodé? Mon ami, j’en ai usé avec une générosité sans exemple dans Y Ancien Testament. Mea me virtute tusolvo 2. » Une lettre de Frédéric, qui lui parvenait deux jours auparavant, avait peut-être été pour beaucoup dans cette résolution d’en terminera tout prix.
1. Ferdinand Klein, Annalen der Gesttzgtl/ung (Berlin, I T 3Ü), t. V,
2. Voltaire, OHifvre* complues (Itcuehot), I. LV, p. 561. Lettre de Voltaire à Oarget; il liertin, samedi soir, 1751.