‹ Voltaire et la société au 18. siècleChapitre 185 sur 431 · Voltaire, OEuvres complétés (Ueuehol), t. III, p · texte numérisé non relu

Voltaire, OEuvres complétés (Ueuehol), t. III, p

2. Ibid., t. LXI1I, p. 535. Lettre (1e Voltaire à l’abbé d'Olivet; à Ferney, S janvier 1767.

3. Techener, Bulletin du Bibliophile (mars 1813). VI* «érte, p, 1 12.

4. Voici le titre tant «oit peu verbeu» de l'ouvrage de lténé Mil— leran : « Les deux Grammaires fransaiies , l’ordinatre d'aprerant et la plu« nouvelle qu'on puisse faire sans altérer ni changer les mots,

HÉNÊ MILLERAN.

l'autorité de la faire accepler, malgré le rare génie que lui accorde le poëte Liuières :

Cet homme on sa grammaire étale Autant de savoir que Varronj Et dans ses lettres 1 il égale Balzac, Voiture ot Cicéron.

Voltaire, qui, nous l’avons dit plus d’une fois, est surtout un vulgarisateur, prend son bien et le nôtre où il le trouve; il sait forcer la routine à s’effacer devant la logique, et de pareils services sont assez importants pour qu’on ne le chicane point sur la priorité d’une idée déjà vieille (Nodier en convient) du temps de Milleran. Si Voltaire ne cite pas Milleran, dont il peut en définitive n’avoir pas connu l’œuvre gothique, il se borne à patronner une innovation qu'il juge utile, et ne prétend à rien de plus. Il parle en cent endroits, et dans ses préfaces, et dans sa correspondance, et dans le Dictionnaire philosophique , et dans ses remarques sur le Cid, de cette réforme, sans réclamer d’aucune sorte l'honneur deiadécouverte. Mais Nodier, eût bien fait d’exhumer plus tôt le brave grammairien, si

parle mo>en d’une nouvelle ortographo si juste et si facile, qu’on peut «prendre la bùlé et la pureté de la prononciation en moins de tans qu'il ne fol pour lire cet ouvrage, par la diféranee des knraclères qui sont o?i bien dans le cors des régies que dans leurs exanples, ce qui est d’fttant plus particulier qu’elles sont très faciles et incontestables, la prononciation étant ta partie la plus essentielle de toutes les langues. ■ Marseille (Brébion, 1604), 2 part, en un iu-12, avec un portrait de l'auteur, tiré à la sanguine.

1. Son premier Recueil de lettres% qui a complètement disparu n'eut pas moins de trois éditions. Il donna ensuite : Nouvelles lettres familières de messieurs de l'Académie françoisc (Amsterdam, 1706).

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