‹ Voltaire et la société au 18. siècleChapitre 268 sur 431 · PROCÈDES MÉCONNUS · texte numérisé non relu

PROCÈDES MÉCONNUS

pendant, il essaya d’entrer en discussion; mais l’auteur de l'Essai de Cosmologie ne l’écouta qu’avec une répugnance si manifeste que Kœnig lui proposa de supprimer à tout jamais cet écrit, pour peu qu’il le souhaitât. Maupertuis s’y refusa, et ils se séparèrent de la sorte. De retour chez lui, le bibliothécaire de la Haye lui envoya son mémoire avec un billet où il le suppliait de le lire attentivement, renouvelant sa proposition de l’anéantir, si celui-ci pouvait avoir quelques motifs de répugner à sa publication. Dès le lendemain, Maupertuis lui retournait ses cahiers : il u’avait pas eu le loisir d’en prendre connaissance, mais il ne trouvait pas mauvais qu’il Dt imprimer son mémoire, et l’y engageait même « l’assurant que cette démarche et l’opposition de leurs sentiments ne changeroient rien à l’attachement qu’il avoit pour lui » Kœnig, entièrement dégagé, envoya de nouveau à Leipzig son manuscrit, qui parut dans les Nova Acta Eruditorum du mois de mars 17ÎH. C’est à Kœnig que nous empruntons ces détails; mais ils ne sont pas niés par Maupertuis, et Formey, pour sa part, ne les rapporte guère différemment. Le bibliothécaire du Stathoudcr était retourné à son poste, et c’est là que lui parvenait, le 28 mai, une épître de Maupertuis fort polie, où il le priait de lui donner les indications les plus précises sur la date et la provenance d’un fragment de lettre de Leibnitz au professeur Hermann de Bâle, reproduit dans sa dissertation. Kœnig répondait,

1 . Appel du jugement de l' Académie royale de Berlin, sur un fragment de lettre de Leibnitz (1 Leyde, Luiac, Iîô3). première édition,

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