‹ Voltaire et la société au 18. siècleChapitre 272 sur 431 · RÉSULTAT NÉGATIF · texte numérisé non relu

RÉSULTAT NÉGATIF

elles furent reprises partout où l’on eut quelque espoir de déterrer la correspondance de Leibnitz. A Bâle, particulièrement, Jean Bernouilli se chargea de l’enquête. Kœnig était aussi intéressé que Maupertuis au succès, et il fit de son côté toutes les démarches apparentes pour arriver à un résultat. Mais, des deux parts, la peiue que l’on se donna fut eu pure perte, et la lettre de Leibnitz à Hermann ne se retrouva point, dénoùment annoncé à l’avance par Maupertuis et les siens

Deux sommations, la première datée du 8 octobre, la seconde du 11 décembre 1751, écrites l’une et l’autre parForrney, au nom de l’Académie, avaient déjà suffisamment indiqué les proportions d’un débat qu’il eût mieux valu laisser vider aux deux adversaires. Kœnig parait d’abord assez effrayé de l’orage qui gronde sur sa tête; il se confond en protestations d'amitié, et semble désespéré d’avoir été si mal compris *. Mais ces soumissions eurent un effet tout contraire à celui qu’il en attendait. En réponse à la lettre quelque peu entortillée qu’il adressait à Maupertuis, ce dernier, après lui avoir longuement démontré comme quoi ces poursuites étaient d’intérêt public, concluait superbement par ces quelques lignes, qui étaient presque une sentence : « Ceci, monsieur, n’est donc point mon affaire, je n’y suis impliqué que

1. Maupertuis, OEuvret (Lyon, 1768), t. Il, p. 277, 278. Lettre XI, sur ce qui s’est pa>sé à l'occasion du principe de la moindre quantité d’action.

2. Appel du jugement au public ( Leyde, 1753), p. 132-131. Lettre de Kœnig A Maupertuis, en date du lOdécembre 1751.

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