‹ Voltaire et la société au 18. siècleChapitre 274 sur 431 · ARRÊT DE L'ACADÉMIE · texte numérisé non relu

ARRÊT DE L'ACADÉMIE

le bibliothécaire de la princesse d’Orange. L’Académie déclaraitque le passage produit par Kœnigdans les Acta Eruditorum de Leipsig, comme faisant partie d’une lettre de Leibnitz, écrite en français à M. Hermann, portait des caractères évidents de fausseté, et que, par conséquent, les conclusions que M. Euler avait tirées de son rapport devaient être censées justes et valables dans toute la force des termes où elles étaient exprimées. Seulement , en considération des instances de son président, elle n’avait pas voulu pousser les choses plus loin, « et étendre sa délibération jusqu’au procédé de Mr. Kœnig dans cette occasion, et à la manière dont elle seroit autorisée à agir relativement à ce procédé'. »

Tout se menait et se dénouait à ces époques bénies avec une lenteur qu’il faut sans doute attribuer à la difficulté des communications et des rapports, bien que l’habitude d’attendre son heure et de digérer ses projets dût aussi y entrer pour quelque chose. Soit incertitude, soit ilegme germanique, Kœnig avait, durant l’enquête provoquée contre lui parMaupertuis, pris son temps pour répondre et se défendre ; et ce n’est que le 6 mai qu’il écrit à Formey pour réclamer com-

1 . Jugement de l’Académie royale des sciences et belles-lettres , p. 25, 26. S’il fallait en croire la partie adversaire, non-seulement celle unanimité était chimérique, mais encore la séance ne fut qu’un long scandale. Malgré la pression qu’on exerçait et qui paraissait toute idée de résistance, il y eut des protestations, et le vote fût moins obtenu qu’escamoté : tout cela est des plus circonstancié. On serait assez empéché, à l’heure qu’il est, dans ces récits divergents, de discerner la vérité de l’exagération et du mensonge. Extrait d’une lettre d’un académicien de Berlin à un membre de la Société royale de Londres , p, 5, 6, 7.

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