‹ Voltaire et la société au xviii siècleChapitre 126 sur 342 · QUATRE MALADIES MORTELLES · texte numérisé non relu

QUATRE MALADIES MORTELLES

pardonner à l'auteur de Zaïre des spéculations qui venaient confirmer les plaintes réitérées et trop légitimes de la cour de Dresde ; et ce fut la vraie cause de son attitude glacée. Voltaire, comprenant de son côté que ses rapports avec le philosophe de Sans-Souci se ressentiraient infailliblement dans les premiers moments de ces déplorables incidents, pensa que le mieux était de ne reprendre sa place à la table et dans Tintimité de Potsdam ou de la Vigne, qu'après avoir laissé le temps à l'irritation et à l'amertume de se dissiper. Il avait conservé auprès du prince un ami, un défenseur zélé qui ne lui rendit pas, dans ces tristes circonstances, de médiocres services. C'était Darget. il le chargea de lui obtenir la permission de venir s'établir au Marquisat, pour y prendre le lait que La Mettrie et Codénius lui avaient conseillé avec les antiscorbutiques. Il était malade, et très-malade, il avait besoin de solitude et encore plus de repos. Sans doute, était-il alors intéressé à exagérer son état, et Ton conçoit que les gens qui lui eussent soutenu le contraire n'eussent pas été les bienvenus. Mais ce n'était jamais un compliment lui faire que le féliciter sur sa santé. Un jour, Formey, qui était avec lui en retard de politesses, va lui rendre visite. 11 le trouve au lit, et lui demande ce qu'il a. a J'ai quatre maladies mortelles, me répondit-il, et il en fit Ténumération que j'ai oubliée. — Vous avez pourtant fœil fort bon. — Ne savez'vous donc pas (en criant de toute sa force que les scorbutiques meurent l'œil enflamment »

1. Formey, Souvenirs d^ un citoyen (Berlin, 1789), t. I, p. 293.

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Quoi qu'il en soh, îl isseï^. wonfr- ^ qu'on le laisse s'ingtaller mx fttwrmmv' m; rester jusqu'en mai. Il fiSR. c «uicgr^ Potsdam et à deux ptt et & Souci, où Ton ne trooiFen iwèiniiiiii tuilu rager à roceasion. Cette: tmi maison que Frédérie ataî: n^PiiiiK £ h^^Ikm» i« mante, deux ans aupjijuaa:. ai^ Aqg<afc . <

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