Voltaire, OEuvres complètes (Beuchot), t. III, p
2. Ibid., U LXllI,p. 535. Lettre de Voltaire à l'abbé d'Olivet; à Ferney, 5 janvier 1767,
3. Techener, Bulletin du Bibliophile (mars 1843). vi« série, p. 1 12.
4. Voici le titre tant soit peu verbeux de l'ouvrage de René Milleran : (( Les deux Grammaires fransaizes, l'ordinaire d'aprezant et la plus nouvelle qu'on puisse faire sans altérer ni changer les mott^
2i4 RENÉ MILLERAN.
Tautorité de la faire accepter, malgré le rare génie que lui accorde le poète Linières :
Cet homme en sa grammaire étale Autant de savoir que Varron; Et dans ses lettres * il égale Balzac, Voiture et Cicéron.
Voltaire, qui, nous l'avons dit plus d'une fois, est surtout un vulgarisateur, prend son bien et le nôtre où il le trouve ; il sait forcer la routine à s'effacer devant la logique, et de pareils services sont assez importants pour qu'on ne le chicane point sur la priorité d'une idée déjà vieille (Nodier en convient) du temps de Milleran. Si Voltaire ne cite pas Milleran, dont il peut en définitive n'avoir pas connu l'œuvre gothique, il se borne à patronner une innovation qu'il juge utile, et ne prétend à rien de plus. Il parle en cent endroits, et dans ses préfaces, et dans sa correspondance, et dans le Dictionnaire philosophique^ et dans ses remarques sur le C/rf, de cette réforme, sans réclamer d'aucune sorte l'honneur de la découverte. Mais Nodier, eût bien fait d'exhumer plus tôt le brave grammairien, si
parle moyen d'une nouvelle ortographo si juste et si facile, qu'on peut aprendre la bôlé et la pureté de la prononciation en moins de tans qu'il ne fot pour lire cet ouvrage, par la diférance des karaclères qui sont osi bien dans le cors des règles que dans leurs exanples, ce qui est d'ôtant plus particulier qu'elles sont très faciles et incontestables, la prononciation étant la partie la plus essentielle de toutes les langues. » Marseille (Brébion, 1694), 2 part, enunin-12, avec un portrait de l'auteur, tiré à la sanguine.
1. Son premier Recueil de lettres, qui a complètement disparu n^eul pas moins de trois éditions. Il donna ensuite : Nouvelles lettres iêres de messieurs de l* Académie française {koMierdam^ 1705).