S*ÉL01GNE DÉ BÈRLÎN
comprenait que le plus sûr ttioyen de parvenir à la célébrité, c'était de s'attaquer à un écrivain dont les livres occupaient le monde entier. Un ouvt^age . dans le genre de celui qu'il méditait tie pouvait être d'ailleurs que bien accueilli des libraîl*es , et cette considération était suffisante pour détei*iilirier La Beaumelle, dont les scrupules littéraires étdietlt médiocres.
Il s'éloigtia de Berlin, en mai 1752, t)eu cotttetlt du rôle qu'il y avait joué, et passa à Gotha, dû de nouvelles aveiitures l'attendaient, assez tristes, éelleslà, pour sa fortune et sa bonne renommée.
LA BEAUMELLE a gotha* — VOLTAIRE felSTORIENi ROME SAUVÉE. «- MAUPERTUIS ET LES CASSINI.
En partant pour la Prusse, La Beaumelle n'avait pas uti iijélant supposé que Ton n'y rendit poiilt justice à soti ihérite ^ eï qu'il n'y fût accueilli aussi bien que nombre d'autrefe qui ne le valaient paëi Mâië Pré» déric avait flairé l'intrigant et ravetittlrier4 et l'on mil qu'il ne revetiait guère d'UUe première impressiotl^ Quoiqu'il eti soit^ Ângliviel en avait pHs eon parti; il avait secoué la poussière dô ses souliers^ et arrivait en un pays et dans un tiiotide tout lettt*é dont il ne pou^^ vait manquer de faire les délices^ Mais^ cette foi^ en^ core, il avait compté sang certains obstacles auxquels il eût dû s'attendre sMl eût été mieux renseigné sut* le formalisme de ces petites principautés allemèindes»
.,, M. de La Beaumelle est ici depuis plusieurs semaineS| écrivait-on à Forinèy, à la dale du !«»• juillet. L'idée avàniàgeuise qu'il s*étoil faite d*Une Colir ùh Voh cultivé les scieheteà et les belles-lettres lui avoit fait espëreir d'élre bien accueilli | mais la réception qu'on- lui a faite n'a pas répondu à ses espérances. La cour, qui a cru qu'il ne venoit que pour recevoir un présent, ne s'est pas fort empressée à lui faire politessi l'étiquette qui règne ici n'a pas permis qu'oa luii acC/c)c^\ ^