RÉPONSE D'UN ACADÉMICIEN DE BBRLIN
réelle, par une prétendue Réponse dun euMdémieim de Berlin à un académicien de Paris^ petit écrit anonyme où se trouvaient condensées, en deux pages, les charges les plus graves, les accusations les plus sérieuses ^ C'est uniment rhistorique de ce qui s^est passé entre le président et le bibliothécaire de la princesse d'Orange, historique très-catégorique où sont mis en relief Tinfériorité, la mauvaise foi, le despotisme, les menées odieuses de Tauteur de YEssai de Cosmologie pour perdre un savant modeste, dont le crime unique avait été de ne point partager ses idées. Là, pas la moindre moquerie, le moindre sarcasme. Pas une phrase, pas un mot de trop ; mais un ton modéré dans Tattaque qui donnait confiance, et une telle précision dans l'énumération des faits, qu'il semblait aussi impossible de les nier que d'en atténuer la force. La Réponse dun académicien de Berlin^ ce premier coup porté par l'ennemi, un ennemi inconnu, est du 18 septembre. Quelques jours après, Kœnig lançait lui-même Y Appel au public y formidable factum, divisé en trois parties : d'abord l'origine de la controverse entre Maupertuis et lui, puis des remarques littéraires sur le fragment dont dernier contestait l'authenticité, et enfin l'examen des droits de l'Académie et de la conduite de ses membres. Si le professeur de la Haye avait pris son temps, son mémoire avait tous les mérites d'une œuvre mûrement rêvée et méditée; et, quelque mépris qu'affecteront les amis de Maupertuis, c'est un modèle
1. Vollaire, OEuvres complètes (Beuchol) , t. LVl, p. 181, 182, 183; à Berlin, le 18 septembre 1752.