‹ Voltaire et la société au xviii siècleChapitre 236 sur 342 · LETTRE D'EL'LER · texte numérisé non relu

LETTRE D'EL'LER

raîire à Dre^Je dans la Bihliothèque raisonnée *, sans nom d'auteur, mais incontestablement de lui *. Cet article est curieux ; il annonce la Diatribe et contient en germe, bien que sous une forme sérieuse et anodine, toutes les plaisanteries de YAkakia.

Cette vive sortie de Frédéric était bien faite pour rendre le courage à Maupertuis et aux siens. Euler s'arme de nouveau ; et, au post-scriptum d'une lettre adressée à M. Mérian, une des créatures de l'illustre président, il se fait fort de couler à fond tout cet échafaudage de faits controuvés'. Maupertuis, enchanté, dépêche aussitôt à son ami une lettre qu'il ne faut pas distraire du dossier et qui, en réalité, s'adressait encore

1. Bibliothèque raisonnée , article X, p. 158 ; mois de juiUef, août et septembre 1752.

2. Voltaire, Œuvres complètes (Beuchol), 1. XXXIX, p. 439 à 453. L'abbé Seplier afOrme d'ailleurs que cette pièce est de Voltaire, et Pidarisat de Mairoberl Pa> ait jointe aux autres morceaux dont il publia Tensemble «ous le titre de la Querelle de M. de Voltaire et de M, de Maupertuis, (1753); mais Beuchot est le premier éditeur qui Tait admise dans les Œuvres. II faut dire, en outre, que Maupertuis, en même temps qu'il enrichissait Tédition de Dresde de ces étranges thèses, roproduisait la Lettre sur le progrès des sciences, dans le petit volume de lettres dont le poëie devait faire la fortune ; cela était à Indiquer, et explique la maligne allusion de Voltaire, que Ton trouvera plus loin, sur un double emploi dont l'auteur et les libraires avaient plus à se louer que le lecteur, t. XXXIX, p. 475. La Lettre sur te progrès des sciences était annoncée déjà dans la Gazette d'Utrechi du mardi 23 mai 1752 (n" XLVIU), supplément.

3. Lettres concernant le jugement de V Académie, p. 3 à 26. Lettrt de M. Euler à M. Mérian; à iJerlin, le 3 septembre. Nous croyons peu il cette date ; en tout eus, ces lettres ne devaient être rendues publiques que plus de deux mois après, puisque Frédéric ne lança sa défense de Maupertuis que parce qu'aucune voix ne s'élevait en faveur de rillustre opprimé, comme il le dit dans sa lettre du 7 novembre.

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