‹ Voltaire et la société au xviii siècleChapitre 271 sur 342 · S0 DÉMENTIS DANS LES GAZETTES · texte numérisé non relu

S0 DÉMENTIS DANS LES GAZETTES

manquerait pas do dire que j'ay assez de santé pour aller chez vous, et que je n'en ay pas assez pour aller chez Iny. »

A la demande de Frédéric, le poêle faisait insé* rer, le 18 janvier, dans la Gazette de Spener, une déclaration par laquelle il se défendait d'avoir eu la moindre participation aux publications dont Berlin avait été tout récemment inondé, aussi bien qu'aux doctes disputes éditées par Mindener *. Cela nétait que pure question de forme et ne pouvait tromper personne. Il publiait de sa pleine initiative une semblable protestation d'innocence dans un journal qui ne relevait pas aussi directement que celui de Berlin de Sa Majesté prussienne; mais il le faisait à sa façon, non sans y glisser une leçon de convenance à l'adresse de ceux qui se méprennent si étrangement sur leurs droits et leurs devoirs, a M. de Voltaire, maLudaii" on à la Gazette cCUtrecht^ proteste n'avoir jamais fait de libelle diflîimatoire contre M. de Maupertuis, et pense que des disputes entre gens de lettres, sur des expériences de physique singulières, ne peuvent être traitées ni comme des affaires d'État, ni des affaires criminelles ^... » On ne lui en demandait pas autant à Berlin et, sans doute, trouva-t-on que cette dernière réflexion était de trop, bien que la maxime n'eût en soi rien que de très-judicieux et de trèslicite.

1, Veiiedey, Friedrich der Gross und Voltaire (Leipzig, 1859), p. 132. — GazeUe de Berlin (1753), ii^ VlII.

2. Gazette d'UtrecIit, du mardi 20 février 1753 (n«> XV), supplémenl. De Berlin, le 13 février.

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