‹ Voltaire et la société au xviii siècleChapitre 273 sur 342 · LETTRE A WALTHER · texte numérisé non relu

LETTRE A WALTHER

publicité trop restreinte. Aussi dépêche-t-il au libraire Walther, son éditeur, Tavertissement suivant qu'il le prie de faire insérer dans toutes les gazettes.

On apprend par plusieurs lettres de Berlin que M. de Voltaire, gentilhomme ordinaire de la chambre du roi de FraDce, ayant remis à Sa Majesté prussienne son cordon, sa clef de chambellan et tout ce qui lui est dû de ses pensions^ nou-sealement Sa Majesté prussienne lui a tout rendu, mais a voula qu'il eût l'honneur de le suivre à Potsdam et d'y occuper son appartement ordinaire dans le palais ^

Mais ridée fixe de Voltaire, c'était de fuir. Dans la lettre même où était inclus l'avertissement qu'on vient de lire, il s'informait auprès de Walther s'il pourrait trouver à Dresde ou à Leipzig un appartement commode pour lui, un secrétaire et deux doniestiques. c< Je Taimerais encore mieux, lui dit-il, à Leipzick qu'à Dresde, parce que j'y travaillerais plus à mon aise. Mais il faudrait que cela fût très-secret. Vous n'auriez qu'à me mander : il faudra s'adresser à Leipzick chez... Je m'y rendrais dans quinze jours ou trois semaines, et alors je vous serais plus utile. Au reste, dans la maison où je serai, il faudra absolument que je fasse ma cuisine. Ma mauvaise santé ne me permet pas de vivre à Tauberge. »

Cette lettre est datée àh Berlin, le !•' février; il eût dû être alors à Potsdam, où le roi de Prusse l'avait

I. Voltaire, Œuvres complètes (Beuchot), t. LVI, p. 276. Lettre de Voltaire à M. G.-C. Walther ; Berlin, !«»• février 1753. — Gazette â'Vtrecht, du mardi 6 février 1763 (n^Xl). De Berlin, le 30 janvier.

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