‹ Voltaire et la société au xviii siècleChapitre 288 sur 342 · PROJET DE FRÉDÉRIC · texte numérisé non relu

PROJET DE FRÉDÉRIC

pas de \ue, et se faisait renseigner sur ses moindres démarches, ce ... 11 est à Leipzig, écrit-il à la margrave de Bayreuth, où il distille ses nouveaux poisons, et où il se dit malade pour corriger un ouvrage terrible qu'il y compose. Vous voyez donc que, loin de vouloir jamais revoir ce malheureux, il ne s'agit que de rompre entièrement avec lui. Si vous me permettez donc de vous dire librement mon sentiment, ma chère sœur, je ne serais pas fâché qu'il allât à Bayreuth; car, si vous y consentez, j'y enverrais quelqu'un pour lui redemander la clef et la croix qu'il a encore, et surtout une édition de mes vers qu'il a envoyée à Francfort-sur-le-Mein, et que je ne veux absolument pas lui laisser, vu le mauvais usage qu'il est capable d'en faire^.. » Frédéric se croyait plus d'un grief contre l'auteur de la Beiiriade^ duquel il disait, dans cette lettre même : « On roue bien des coupables qui ne le méritent pas autant que lui; » mais ce qu'il lui pardonnait le moins, c'était sa désertion. Une semble pas trop rassuré sur ses desseins ; il le supposait, non sans vraisemblance, profondément ulcéré, et s'attendait, pour sa part, bien qu'il ne dise pas toute sa pensée, à quelques éclaboussures. Maupertuis, dont les appréhensions n'étaient que trop fondées, animait le feu et s'efforçait de confondre la cause du roi avec la sienne. La circonstance était propice ; l'on avait rapporté au Salomon du Nord que le Virgile français ne se faisait pas scrupule de montrer leur correspondance

1. Œuvres de Frédéric le Grand (Berlin, Preuss.), l. XXVIl , p. 227. Lettre de Frédéric à la margraye de Bayreuth; Polsdam, ce 12 avril 1753.

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eommc ténxHgntige et jti«ti6ealîaii de ca ecifi4«ili{ el«*eût été là plus qu*tioe iiidieefélioo . Frédérie, ifiAgué, pcmr rendre «rame une pareiHe nMifkeavre» 4e« jod» après cette qti*îl éerîyaît à sa s««r, éitimtk TthM de Prades, la lettre wmnie k f adresse du préni^tut âe«0D Aeadéinie.

d'une letbne qu'il ^rivitii If. 4e Yoltaixe iors de raffaire deb diatribe. S. M. laisse li votre prudence le choix des Instaiïtsol ÎImrk àiMrofK>ft4e4a»Miitrer«ll a^éiolforAé ^qve If . 4e fd' t»im Jè«ifiwit.de6 Ieybt)ro«Ad«itfitlÂâ6 4ei)on4ié dwiit &. IC rTfrîfnf quel(ja€ifoifi et elle n'a pas été ^u surprise qu'il voulûjt s'«i servir pour justifier sa conrtmte. Tous scavez, monteur, queb raS iSrtMiiewr eMftme Ile^A •dee taleoe «Ta fsnt .^lie eaonfi«r, pw aioftfiifdlniU à €ieux Kiie M. 4» VîaltoiAe ida-ns loes sg^ntee «de ktiuà, ayant toujours été M'i^é^ gaoùque à rc^ret^ Jttaâs Ibrcé pv Ui fréquents écarts de M. de Volttire de distinguer son cœur de 8<m «i«|MiiL $'iiil fMt>paraâe49eQ«fltir86'éeivbe6 à «en ^eepi^t, «ivn ttoatiiièncu^ oâUenc)^ .^«tt ie tm éesi^oH À aam oœkuu Ô» ^ o«na vous en eMriover çjuelfue autre .dans ce^oû.t-Ià ^

Stiîvaitla copie de la lettre, qui n'était autre que la viruletftc épîlre débutant par ces amères paroles: «!l n'était pas besoin que vous prissiez le prétexte du besoin, que vous dîtes avoir, des eaux de Plonab%res... » Cette distinction de Tesprît et du cceur est swbfîle', malselle n'est pas plus bonorable pour le roî tjueponr le poste ; et quoique Frédéric la reproduise en cent cwdroîts, eîle Ti*en dioî^e pas moins comme tme émirmîté. Tottte sa vie nous le larrons raisonner de lu sorte et agir en conséquence d*une teJle logique, sacrifiant

I. £;abiQel4e if. F€^«tM4e Ctnebes. Lettnm ^mrifmfdet ^duC^itmi Fvééérie A JTMnywy^rtg, i. il, «» <C. Letbne 4m rnàété 4e fVUm à MaiiperluiB; à PoUdam, le 14 avril 1753.

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