‹ Voltaire et la société au xviii siècleChapitre 332 sur 342 · ATTITUDE MENAÇANTE DU POÈTE · texte numérisé non relu

ATTITUDE MENAÇANTE DU POÈTE

Tespoir que Sa Majesté ressentira de la manière la plus énergique cette audace municipale et ne nous jugera pas sans nous entendre ! » Voltaire, toujours d'après Freytag, était soutenu et épaulé par un soidisant gentilhomme de Meinungen et un conseiller de ville, nommé Senckenberg, « homme abominable qui contrecarre toutes les affaires prussiennes , qui , en méchanceté, en impiété, n'a évidemment pas son égal dans ce pays-ci. »

Comme Freytag et Schmid se disposaient à se rendre chez le poète, ils apprenaient par le bourgmestre que ce dernier avait remis un nouveau mémoire et requérait contre eux une commission. Ils se firent annoncer, mais il leur fut répondu que M. de Voltaire était souffrant, et qu'il ne pouvait leur donner audience. <x £n présence de ces impolitesses, d ils chargèrent le magistrat de lui renvoyer son épée et de le prévenir qu'il pouvait faire chercher le peu d'argent déposé chez le conseiller Schmid, défalcation faite des frais montant au total de 190 florins, li kreuzer^ Mais ce n'était pas le compte de Voltaire, qui eût acheté un bien autre prix la faculté de faire peser sur la tête de ses ennemis une accusation flétrissante. Il refusa de rien enlever et manda un notaire devant lequel il protesta solennellement contre les violences et les vexations dont il avait été l'objet. Collini, lui aussi, rédigea sa protestation, et l'on se disposa des lors au départ. Ce refus du poète chiffonnait Freytag et Schmid, qui se décidèrent à lui faire remettre son

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UD pktûkt, ranne e: ^eu: le mer. Le secr^m de Yoltaire loi anè^ it ilXB^ tu i-'ëcriaii: : <i Hou Dieu ! c mmwMir! i> fsi h isrrsE àt psâser dans une «utre pièce, n Le jioSte. il «si ^rsd, mcoule te^^ diosctî^ toiU difffivgnmenL Ce TkxrxL, h ivÀaauAikt htan^ Jiv^iml wa f<md qu'ami poltrosiiarlBkrk' à £*eSrsyer^^ ^lehivue d'uDpîstûkl détraque suffisBÎipoiir mettre eaû déroule.

Le 7 n natm , k nammë Born o» Tevmir chi« te <lMn^ Dems d le sisiir de Tohaire , feignimt de TKpspdTtefr «me fHHve de rar^BDt qne le sÎBur SdoDid avait volé dni$^ les |MV^ du sieur de Tohaire el dn sieiir Coliini; |Hii$ il vu an r^Mv^l d^ te ville ùàre n^^Kirt qu^ a td passer le sieur de V<iliaiT^ a><ee DO fHstolet, et prendre ce prétede pour que SchTnîd M Uà ^tdeot rar^BDl. Benx notaireB jures, qui étaieifil pN^i^efil». <vrK beau d^K>9er sons sermeiil qne œ pistolel n'uvait ni p<mde(s ni plomb, ni pierre, qu'on le portait pour le fàm rMy>om«i(Mvler ; en vain trois témoins déposent te même d)0$>e. Le $«eur de Voltaire est foroé de sortir de Frandort ax'iec $a ni^ f4 If sieur Collini, tons trois vcdés et accablés de fni^^ ohli^ d'^NVlprnnter de rainent pour continoer leur i>o«te« Oi a %vvW ira sieur de Ydtaire papiers, bagnes, on sac de carohn»> un iiM de louis d'or, et jusqu'à une paire de ciseaux d*or et dM bondes'de souliers'.

Est-ce assez circonstancié, et la inépri8<^ d^ t^ <s>quin subalterne ne semble-t-elle pas au^i évidi^nti^ qu elle est plaisante? Malheureusement^ Oollini convient de tout ce que nie Yoltairei et il rcMort f)f^ ¥\\\\ récit même que Dorn n*avait pas eu si grand torl di) détaler au plus vite.

1. Voltaire, OEuvret complétée (Beuchoi), I. LVl» p» IIHi i\ de ce qui s*eit passé à Franefort-sur'Mein»

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