‹ Voltaire et le président de BrossesChapitre 23 sur 44 · III · texte numérisé non relu

III

Aux Délices, 12 octobre.

Qu'est devenu 5 Monsieur, le gros tonnau dont vous aviez eu la bonté de me flatter après '«4

le temps où les clialeurs seraient passées? Je suis toujours à vos ordres. Je ne sais si on paye vingt francs par pinte comme par roue de carosse. J'espère que les impôts serviront un Jour à nous faire boire votre vin en paix. On dit qu'il y a dans les vignes de Tournay un peu

* Avocat, doyeu de l'Université , à Dijon , mort en

C'est à lui que sont adressées quatre lettres de Voltaire (3332, 3334, 3339 et 3359 de l'édit. de M. Beucliot). 11 ne faut pas le confondre avec son frère , député de Dijon à l'Assemblée constituante et auteur d'une Collection des décrets de cette assemblée par ordre de ma* lières.

25o LETTRES DE VOLTAIRE A M. LEBAULT.

de vin passable ^ mais je le ferai boire aux Genevois et je ne goûterai que le vôtre si vous en avez. Permettez-moi de saisir cette occasion de présenter mon respect à madame Lebeau et de vous assurer de celui avec lequel je serai toutte ma vie , etc.

Au château de Ferney , par Genève, 5 de'cembre.

Vous ne m'avez rien écrit sur vos vignes cette année. Je me flatte que la bénédiction de Jacob est tombée sur vous comme sur nos cantons. Nous ne sommes pas dignes , nous et notre vin de Gex, de la prodigieuse quantité que nous en avons 5 mais nous faisons plus de cas de deux de vos tonnaux que de trente des nôtres. Si donc, Monsieur, vous avez un tonnau de vin ordinaire et un d'excellent , je boirai l'un et l'autre à votre santé, en cas que vous vouliez bien me le permettre. Permettez- moi d'assurer madame Lebeau de mon respect ; c'est avec les mêmes sentiments que j'ai l'honneur d'être ; etc.

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