REPONSE
Ah mon Dieu , Sire , dans l'état où je suis ! je vous jure encor sur ma vie à laquelle je renonce sans peine, que c'est une calomnie affreuse. Je vous conjure de faire confronter tous mes gens *. Quoi ! vous méjugeriez sans entendre ! Je demande justice et la mort.
* Cest-h-dire si la Diatribe paraît et se distribue.
• Pour établir que ce n'était pas lui qui avait envoyé le manuscrit de la Diatribe à l'imprimeur-éditeur.
VOLTAIRE , AU CHEVALIER DE LA TOUCHE
Le malade V... présente ses respects à monsieur le chevalier de la Touche^ il le su plie irèshumblement de vouloirbienluy envoyer un certificat de vie. Il avoue que la proposition est peut-être hardie, et qu'on peut fort bien luy contester qu'il soit vivant ^ , Mais il espère des bonléz de monsieurrEnvoié qu'il ne voudra pas le jugera la rigueur, Ilaura l'iionneur d'envoyer chercherchez le secrétaire de monsieur l'Envoie ce certificat favorable samedy malin. Il voudrait bien pouvoir venir chez luy luy témoigner sa respectueuse reconnaissance.
Jeudy. *
Je prie M. son secrétaire de m'inlituler gen-
' On peut, sans malveillance, croire qu'il y avait beaucoup de feinte dans cette maladie. Si l'on en croit Collini, alors secrétaire de Voltaire, celui-ci ne cessa de travailler, malgré la disgrâce de Frédéric, à des ouvrages qui supposent une entière liberté d'esprit, entr'autres au plus licencieux de ses poèmes.
* Peut-être le jeudi 21 décembre 1/52 j après la réception de la lettre 111 ci-dessus.
LETTRES DE VOLTAIRE. l3
lilhomme ordinaire de la chambre du Roy, car mon premier devoir est d'aparlenir toujours au Roy mon maître * .
— — »« ee>««»«« »«»«»«»•»««« »«—»«»«8«9» »•»«§»••»«»•— *•<•—»«»♦