‹ Voltaire et Rousseau jugés l'un par l'autre; pièces du procèsChapitre 101 sur 154 · La Lettre au docteur Pa)i!iop/ie · texte numérisé non relu

La Lettre au docteur Pa)i!iop/ie

\bU VOLTAIRE ET ROUSSEAU

comte de Monlaigu voulut lui faire donner. M. du Theil ne répondit point à ses lettres et lui donna l'aumône. Ce secrétaire d'ambassade, ce grand ministre, était copiste chez M. le comte de Montaigu, à deux cents livres de gages. Voilà un plaisant philosophe ! Diderot lui criera t-il encore : 0 Rousseau! dans le Dictionnaii'e encyclopédiste ^1 Les enfants crient en Angleterre : 0 Rousseau! mais dans un autre sei>ô... »

Le duc de Choiseul n'accorda pas la permission que sollicitait Voltaire d'imprimer les lettres de Rousseau à l'époque de son séjour à Venise et de ses fonctions diplomatiques dans cette ville, en 1744. Voltaire semble avoir été très-affecté de ce refus, qui était pour lui un véritable échec ; mais il ne se tint pas pour complètement battu sur ce point qu'il avait à cœur. « Je sais attendre, » dit-il -.

Et le 7 novembre il écrit à Helvétius : « Connaissez ce malheureux Jean-Jacques ; voyez quel a été le prix de vos bienfaits ^. On a découvert bien d'autres infamies. Je ne pouvais deviner pourquoi il conseillait à Emile d'épouser la fille du bourreau; mais je vois bien à présent que c'était pour se faire un ami dans l'occasion.

« Adieu ; souvenez-vous que Judas n'a pas décrédité les apôtres... »

7 novembre. A d'Argental. — « Vraiment, cela n'allait pas mal ; j'étais en train. Je me disais : « Il y a des cho-

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