A Tabbé Moussiuot, tome III, p
de gentilhomme de la chambre ; on sait que le duc de Richelieu, héros des roués fastueux et des libertins à la mode, l'eut pour courtisan, que dis-je? pour familier; qu'il s'écriait, en parlant de Catherine, impératrice de Russie : «Je suis Catherin et je mourrai Catherin ' ; » qu'il se mit aux pieds des favorites; qu'enfin il écrivait à Frédéric, roi de Prusse : «Vous êtes fait pour être mon roi... « délices du genre humain -. »
« Je rêve à mon j^rince comme on- rêve à sa maî- « tresse •'. »
« J'attends ici mon maître *, mon adorable maître".» « Votre Majesté qui s'est faite homme ^. » « Un prince à qui j'ai appartenu ', etc., etc. » «Calculées ou sincères, de semblables adulations étaient sans dignité... Quant aux privilèges de la naissance, tour à tour leur dénonciateur et leur esclave, il les attaque du haut de la scène, par des vers bien connus ; mais loin de la foule, loin du parterre, et quand il n'avait plus à s'en faire l'écho, le fds du notaire Arouet se rappelait avec complaisance que, par Marguerite d'Aumart, sa mère, il était de race noble, et il écrivait : « Lorsqu'on imprime « que je prends à tort le titre de gentilhomme ordinaire de (( la chambre du roi de France, ne suis-je pas forcé de « dire que, sans me parer d'aucun titre, j'ai pourtant « l'honneur d'avoir cette place, que Sa Majesté le roi mon « maître m'a conservée? Lorsqu'on m'attaque sur ma « naissance, ne dois-je pas à ma famille de répondre que «je suis né égal à ceux qui ont la même place que moi;