L. Blanc, p
4. Au marquis Albergati Capacelli, tome XII, p. 481. 3. A Helvétius, tome XII, p. 5.
G. An prince royal de Prusse, tome III, y. 78.
à l'exemple de Calvin, Voltaire prêchait à la fois là révolte contre les autorités spirituelles et la soumission aux pouvoirs temporels. Révolutionnaire en religion, il n'entendait pas qu'on le fût en politique ' . »
Mais, si vrai que cela soit, ce n'est pourtant que la moitié de la vérité. Voltaire avait assez de logique pour comprendre qu'en isolant le trône de l'autel on aurait bientôt raison des rois égarés par de tels flatteurs :
Détestables flatteurs, présent le plus funeste Que puisse faire aux rois la colère céleste 2.
Après Voltaire, c'est le tour de Rousseau; M. Louis Blanc proclame bien haut l'invincible tendresse qu'il se sent pour le citoyen de Genève.
Cœur, tôle et bras, tout était peuple en lui^.
« Cependant une voix s'était élevée, si mâle et si forte, qu'elle couvrit tout le bruit du xviii^ siècle. On avait vu soudain se mettre en travers du mouvement qui emportait la société un homme, un seul homme : et c'était un pauvre enfant de Genève, qui avait été un vagabond, q,ui avait été un mendiant et un laquais! Immortel et infortuné Jean-Jacques!... qui lui aurait dit que ses livres seraient plus tard le catéchisme où de tranquilles tribuns puiseraient la force de faire naître et dominer l'agitation du monde ^ ?
L'appréciation des écrits de Rousseau est ingénieuse ; bien plus, elle est vraie, en ce qu'elle rapporte au besoin de rompre immédiatement en visière aux idées généra-