‹ Voltaire et Rousseau jugés l'un par l'autre; pièces du procèsChapitre 122 sur 154 · L. Blanc, p · texte numérisé non relu

L. Blanc, p

par cœur. Voilà bientôt cent ans que Voltaire conduit le triomphe de la classe dominante...

« Otez Voltaire du xyiii® siècle, la victoire de l'armée philosophique devient incertaine. Grâce à la persévérance de ce facile génie, les encyclopédistes eurent pour auxiliaires, dans leur guerre à l'Église, des princes et des rois... Les princes allemands reconnaissaient en Voltaire un continuateur de V œuvre commencée par Luther...

« Parmi ces souverains, comment oublier Frédéric?... Il chérissait, dans les philosophes, des amis de sa gloire ' ; il était sensible aux félicitations coupables que Voltaire lui adressait au sujet de la bataille de Rosbach, un de nos désastres ^ ; il lui plaisait desavoir que, pendant qu'il combattait la France, des philosophes français échangeaient, groupés dans une certaine allée des Tuileries, leurs vœux pour la prospérité de son règne et le succès de ses armes ^. »

Qu'aurait pu être, sous la plume de M. Louis Blanc, un panégyrique de Voltaire et de Rousseau? Nous l'ignorons. Mais les pages que l'on vient de lire me semblent la plus forte des critiques, voire des satires, au moins en ce qui concerne le patriarche de Ferney; la vérité, en certaines circonstances et à propos de certains hommes, ressemble terriblement à une exécution juridique. Telle est pour notre compte l'impression que nous laissent ces pages du lyrique M. Louis Blanc...

M. Lavallée, — dans son Histoire des Français'', — pour être moins rhétoricien que M. Louis Blanc, n'en est que

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