‹ Voltaire et Rousseau jugés l'un par l'autre; pièces du procèsChapitre 123 sur 154 · Voltaire à Daleiubert, tome X, p. 9o · texte numérisé non relu

Voltaire à Daleiubert, tome X, p. 9o

2. « Je vous remercie de la part que vous prenez aux heureux hasards qui m'out secondé à la fin d'une campagne où tout semblait perdu. » — Frédéric à Voltaire, tome X, p. 197.

.3. Mémoires de Morellct, tome I, p. 83. — L. Blanc, p. 40C-409. 4. Sixième édition (1847), tome IH, p. \m.

plus près de la vérité; républicain honnête et de bonne foi, cet écrivain, fertile en aveux de tous genres, apprécie au mieux et sous son jour exact la philosophie du XVIII'' siècle, lorsqu'il dit : « La ruine du christianisme fut le Jjut de la philosophie de cette époque. » Voltaire et Rousseau furent les chefs des démolisseurs. Ce dernier est bien autrement sympathique à M. Lavallée que le patriarche de Ferne}^ et ses séides, et l'admiration qu'il inspire à l'historien précité se trahit trop visiblement dans quelques pages brûlantes. « Rousseau, ce composé de fange et de lumière, cette âme froissée parle malheur et par le monde, ce plébéien qui unissait tant d'immoralité à tant de désir du bien, des inspirations si élevées à une vie si ignoble, après une jeunesse vicieuse, misérable, vagabonde, s'était enrôlé dans la secte des encyclopédistes 1. « Il les quitta bientôt et avec éclat par la publication successive de son Discours sur Vinfluence des letb^es sur les mœurs, de son Discours sur Vinégalité des conditions sociales, de VÉmile et du Conù'at social.

Mais où M. Lavallée oublie complètement ce qu'il a dit tout d'abord et avec tant de raison du but formel et avoué de la philosophie du siècle dernier et de ses chefs. Voltaire et Rousseau, c'est quand il conclut en ces termes : « L'école de Rousseau vit l'approche d'une révolution avec une joie grave et solennelle ; elle y travailla avec une ardeur, un dévouement, une candeur qui nous serrent le cœur, à nous enfants de cette génération si frivole et si licencieuse, mais aussi si spirituelle et si confiante, qui ne croyait plus à la religion mais à Vhumanité, qui s'enquérait du bonheur et du progrès avec tant de bonne foi, qui était animée d'un si vif sentiment de bienveillance sociale... que, malgré ses erreurs

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