‹ Voltaire et Rousseau jugés l'un par l'autre; pièces du procèsChapitre 129 sur 154 · février · texte numérisé non relu

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Dieu, et je mourrai également opposé à l'impiété et au fanatisme * , »

Le mensonge et la forfanterie plus ou moins assaisonnés d'impiété, tel est le fond même du caractère de Voltaire, et il n'a jamais changé ; tel il était il y a vingt ans, tel il se montre aujourd'hui, tel il persistera encore jusqu'au seuil du tombeau. On peut dire, sans craindre d'avancer un paradoxe, que si le mensonge est la source de ce qu'on appelle l'esprit de Voltaire, la forfanterie en est le long cours.

Ainsi il écrit au- duc de Richelieu ^ : « Vingt ans d'absence ont dérangé ma fortune... Vous faire ma cour est un bonheur auquel je ne puis prétendre, et la vie de Paris ne convient ni à mon âge, ni à mes maladies, ni aux circonstances où je me trouve... Je me regarde déjà comme un homme mort, quoique faie égayé mon agonie autant que je lai pu...

« La bonté que vous avez de faire payer ce qui m'est du de ma rente sera tout entière pour M""*^ Denis et pour M°'° Dupuis. Il faut tout à des femmes et rien à un vieux solitaire. Je ne me suis pas même réservé des chevaux pour me promener. Si j'étais seul, je n'aurais besoin de rien, d

Trois mensonges qui sont autant d'aveux, quand on connaît bien le patriarche de Ferney ; le dérangement de sa fortune : à chaque faillite ou banqueroute des individus ou des entreprises chez lesquels il avait mis des fonds, son avoir croissait. A se ruiner de la sorte, il mourut presque millionnaire. Puis sa santé l'empêche d'aller à Paris; sa santé, non son exil ou si on l'aime mieux

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