‹ Voltaire et Rousseau jugés l'un par l'autre; pièces du procèsChapitre 130 sur 154 · A" tlnc de Riclieliou, à Fernev, ]"' niar · texte numérisé non relu

A" tlnc de Riclieliou, à Fernev, ]"' niar

l'obligation où il était de ne pas franchir la frontière pour rentrer en France et se rapprocher de Paris. Enfin, la perspective de ne réclamer l'arriéré de sa pension que pour M™" Denis et la soi-disant petite-fille du grand Corneille, le tout entrecoupé par une gambade... Le pauvre homme que ce bon monsieur Tartufe!...

Où l'effronterie du mensonge est poussée au plus haut point, c'est ici ' : « Vous pouvez en croire un homme qui n'a pas la réputation de déguiser ce qu'il pense, qui n'a nulle raison de le déguiser et qui d'ailleurs est dans un âge où l'on voit de sang-froid tous ces petits orages de la société qui tourmentent vivemement la jeunesse.

« Je vous parle avec la plus grande franchise. »

Plus il désirait revenir à Paris et plus il parlait de sa mauvaise santé et de sa mort prochaine : « Je ne dois penser qu'à mourir... Je ne puis plus passer qu'à la campagne le peu de temps qui me reste à vivre '. »

Et tout de suite revient la bouffonnerie à outrance : « Quoique je fasse des gambades sur le bord de mon tombeau, je n'en suis pas moins prêt d'y être couché tout de mon long ^. » Cette gaieté malsaine et de mauvais goût faisait explosion, le jour même où Voltaire recevait de l'évèque d'Annecy une lettre où le prélat fait à son diocésain une mercuriale pleine d'énergie. « Monsieur, on dit que vous avez fait vos pâques : bien des personnes n'en sont rien moins qu'édifiées, parce qu'elles s'imaginent que c'est une nouvelle scène que vous avez voulu donner au public, en vous jouant encore de ce que la religion a de plus sacré. Pour moi, monsieur, qui pense plus charitablement, je ne saurais me persuader que

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