‹ Voltaire et Rousseau jugés l'un par l'autre; pièces du procèsChapitre 138 sur 154 · A (l'Arpontal, 20 avril · texte numérisé non relu

A (l'Arpontal, 20 avril

nOUSSEAU JUGÉ PAR LUI-MÈMi:

Lettre à .M""= de Boufflers. — Rousseau et Voltaire. — Le citoyen de Genève prend congé du prince de Conti. — Lettre au comte Duprat. — Susceptibilités de Rousseau. — Influence désastreuse de Thérèse Levasseur. — La messe et Vincognito. — Rousseau juge de Jean-Jncques. — Il avoue qu'il n'est pas tm homme vertueux. — Les hommes et les tigres. — L'n souhait suprême. — Un pauégjTique du suicide. — Projet d'attentat à ses jours, formulé dès 1763.

...En cette année 1768, Rousseau — revenu d'Angleterre, à la suite de sa désastreuse affaire avec Hume — avait reçu l'hospitalité, aux environs de Paris, chez le prince de Conti ; il y était tranquille et aurait pu y terminer en paix scsjours sans le commérage et les tracasseries de l'indigne créature qui partageait sa destinée, et sans son humeur noire. Le voilà qui s'imagine que M""^ de Boufflers a conservé contre lui les idées que Hume a cherché à lui inspirer à son égard, et ne sachant comment s'y prendre pour fuir le prince de Conti son hôte, il écrit à M'"" de Boufflers cette lettre ' où s'exalte son incurable vanité.

« Madame, vous n'êtes pas exempte de torts envers moi : je sens vivement les miens; mais tant de maux soufferts n'ont-ils rien expié? Je ne sais pas revenir à demi; vous me connaissez assez pour en être assurée. Ne dois-je donc

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