‹ Voltaire et Rousseau jugés l'un par l'autre; pièces du procèsChapitre 21 sur 154 · Iii-S" de 29 pages · texte numérisé non relu

Iii-S" de 29 pages

Y Année littéraire ' , il ditqu <('il n'est pas possible qu'un homme qui a du goût, de l'esprit et de rhonnêteté se soit abandonnée de pareilles indécences contre M. Rousseau ».

Voltaire écrivait à d'Argental, le 16-18 février 1761, à l'occasion de ces lettres : a Mandez-moi qui les a faites, ù mes anges! vous qui avez le nez fin.» Il écrivait à Damilaville le 18 février : « Le marquis de Ximenès n'a fait aucune difficulté d'y mettre son nom. » Nous pourrions aussi citer les lettres à Damilaville, des 27 février, 19 mars, 22 avril ; à M'^Me Fontaine, du 27 février ; à Cideville, du 26 mars.

(> Ximenès, qui n'est mort qu'en 1817, et à qui je parlai un jour des Lettres sur la Nouvelle Héloïse, me dit qu'il n'en était pasl'auteur... Je ne suis pas le seul (c'est Beuchot qui parle ici -), à qui le marquis ait fait cette déclaration que confirmait un manuscrit possédé par lyjme Dufour de Villeneuve, sœur de Naigeon. »

Il serait difficile de reproduire quelque chose des deux premières lettres, à cause des longueurs et surtout de la crudité de la plupart des détails empruntés au roman même de Rousseau. Voici la conclusion de la deuxième lettre :

« Toutes ces grandes aventures sont ornées de magnifiques lieux communs sur la vertu. Jamais fille perdue ne jDrècha plus, et jamais valet libertin ne fut plus philosophe. Jean-Jacques a trouvé l'heureux secret de mettre

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