Dainilaville lui-même
est l'auteur du Sermon des Cinquante., comme le prouvent très-bien Gondorcet et Beucliot. « Cet ouvrage est précieux (dit Gondorcet) ' : c'est le premier où M. de Voltaire, qui n'avait jusqu'alors porté à la religion chrétienne que des attaques indirectes, osa l'attaquer de front. Il parut peu de temps après la. Profession de foi du vicaire savoyard. M. de Voltaire... surpassa bientôt Rousseau en hardiesse. »
« Il est question du Sermon des Cinquante dans une lettre de Voltaire à M"* de Fontaine, du il juin 1761 ; mais j'ai déjà dit que plusieurs lettres de Voltaire avaient été refondues en une seule ; ce qui ne permet pas de les admettre toujours comme autorité... L'édition du Sermon que je regarde comme la première est un in-8° de 27 pages, portant le millésime de 17-49... L'édition du Sermon des Cinquante, en 27 pages in-8°, me paraît être sortie des mêmes presses que les premières éditions de VExlrait des sentiments de Jean Meslier, et peut-être du même temps. J'ai donc cru pouvoir placer le Sermon en 1762... Une lettre de Voltaire à Damilaville, du 10 octobre 1762, doit avoir été écrite vers le temps où parut l'édition en 27 pages. »
Ainsi s'exprime Beuchot - et ainsi se trouve levé tout doute relativement au Sei'moti des Cinquante dont la paternité doit être attribuée à Voltaire et non à un autre de ses contemporains.