‹ Voltaire et Rousseau jugés l'un par l'autre; pièces du procèsChapitre 53 sur 154 · La Guerre de Genève, chant III · texte numérisé non relu

La Guerre de Genève, chant III

sous-titre : Ouvrage unique de M. Imhof, traduit du latin, mais qui est parfaitement de Voltaire, ou lit ceci :

« Soyons justes, bienfaisants, tolérants, puisque c'est la destinée des sages et la nùtre; laissons les fripons penser à persécuter les âmes honnêtes. Résignons-nous quand nous YO\-ons un petit homme né dans la fange [J.-J. Rousseau), pétri de tout l'orgueil de la sottise, de toute l'avarice attachée à son éducation, de toute l'ignorance de son école, vouloir dominer insolemment, prétendre faire respecter par les autres tètes toutes les chimères de la sienne, calomnier avec bassesse et chercher à persécuter avec cruauté. Cet amas de turpitudes est dans sa nature, comme la soif du sang est dans la fouine et la gravitation dans la matière. »

Le Correspondance littéraire, de Grimm, dit, à propos du libelle auquel nous venons d'emprunter ces lignes sur Rousseau :

« La fourniture de Ferney a été si abondante dans le courant du mois dernier ' qu'il faut se dépêcher de passer en revue les différentes productions de cette illustre manufacture. La plus faible est intitulée les Adorateurs, etc. -. »

Et dans Dieu et les hommes, autre écrit de Voltaire ■*, mis par lui sous le nom du docteur Obern et indiqué comme traduit par Jacques Aimon, on lit encore — à propos des fameuses pages de Rousseau sur Jésus-Christ — ceci qui ne manque pas de justesse :

Page 1