‹ Voltaire et Rousseau jugés l'un par l'autre; pièces du procèsChapitre 65 sur 154 · George Keith, gouverneur de Neucliâtel · texte numérisé non relu

George Keith, gouverneur de Neucliâtel

3. Le roi de Prusse, ii qui appartenait le canton de Neucliâtel.

8i VOLTAlUt; ET ROUSSEAU

pasteur de la paroisse, une lettre' qu'il a fait courir, mais dont les voltairiens ont pris soin de falsifier beaucoup de copies. »

M. de Montmolin s'empressa d'admettre Rousseau à la communion, et « ayant à justilier sa conduite devant ses confrères, fit courir ma lettre, ajoute Rousseau. Elle a fait à Genève un effet qui a mis tous les voltairiens au désespoir et qui a redoublé leur rage^. »

Cette lettre se termine par l'extrait d'un dialogue de Yoltaire avec un ouvrier du canton de >»euchàtel, alors employé chez lui. « J'ai écrit ce dialogue de mémoire, (dit Rousseau), d'après le récit de M. de Montmolin, qui ne me l'a rapporté lui-même que sur le récit de l'ouvrier... Les traits principaux sont fidèles, car ils ont frappé M. de Montmolin; il les a retenus, et vous croyez bien que je ne les ai pas oubliés. Vous y verrez que M. de Voltaire n'avait pas attendu la démarche dont vous vous plaignez^ pour me taxer d'hypocrisie.

M. DE VOLTAIRE

Est-il vrai que vous êtes du comté de Neuchàtel?

l'ouvrier.

Oui, monsieur.

M. de voltaire.

Etes-vous de Neuchàtel même?

l'gl^a'RIer.

Non, monsieur; je suis du village de Butte, dans la vallée de Travers.

M. de voltaire.

Butte ! Cela est-il loin de Motiers?

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