Op. cit., p. 240 et
les rapports qu'il y avait eus entre Walpole et Hume : je vis que, paraissant s'estimer mutuellement, ils étaient liés ensemble, et cette circonstance augmenta ma surprise. Walpole tenait ce langage dans le moment où il voj-ait fréquemment Hume... La société dont il parle était celle de l'historien : ils se retrouvaient chez M™^^ de Boufflers, duDeffand, chez l'ambassadeur d'Angleterre, chez les grands seigneurs anglais qui venaient se distraire à Paris. Je ne vois donc aucune trace de prévention dans Walpole contre son compatriote et rien qui puisse faire soupçonner sa sincérité. Il le regardait donc franchement comme partial et menteur...
« M'^'^du Deffand, l'amie de Walpole, la confidente de toutes ses pensées, partageait son opinion sur Hume... »
Le projet de Hume était de revenir en France après avoir conduit Rousseau à Londres *. Jean-Jacques partit le 9 novembre de Strasbourg pour se rendre auprès de son nouveau patron. Il arriva le 16 à Paris, et enfin s'embarqua dans les premiers jours de janvier (1766), accompagné de M. de Luze, Genevois, son ami, et de Hume, qui voulait passer pour l'être. Il allait vivre dans un pays dont il ignorait la langue, où il ne connaissait personne, à l'exception de celui qui l'y menait pour lui chercher un asile et revenir en France dès qu'il l'aurait trouvé. En partant de Paris, Jean-Jacques y laissait une cause qui devait contribuer à le brouiller avec ce nouveau bienfaiteur. Nous voulons parler de la lettre que Walpole répandit sous le nom du roi de Prusse.
La correspondance inédite de Hume et de M""® de Boufflers, publiée pour la première fois en 18:20 -, nous