‹ Voltaire et Rousseau jugés l'un par l'autre; pièces du procèsChapitre 81 sur 154 · A Damilaville · texte numérisé non relu

A Damilaville

moins de vanité et d'orgueil que le petit polisson de Genève. »

E sempre hene ! ...

Rousseau, comme on le verra plus loin, soupçonnait vivement Voltaire d'avoir trempé dans la composition de la prétendue lettre du roi de Prusse; Voltaire, loin de se défendre de cette accusation, semble en badiner lorsqu'il écrit à Damilaville ' : (i Si on m'avait averti que Jean-Jacques me mètait dans ce procès... j'aurais pu vous fournir une petite réponse qui pourrait être le pendant de la lettre de M. Walpole. »

Fournir le pendant, c'est avouer, à peu près sinon tout à fait, que l'original sort de la même main qui signe cette promesse.

Cette lettre à Damilaville complète, en quelque sorte, celle qu'il adressait une semaine auparavant à Hume et qui est un long réquisitoire contre Rousseau ^

On était donc parti pour Londres, le 3 janvier 1766, sans avoir préparé de ressources. Hume' entre dans quelques détails sur les tentatives qu'il lit pour y suppléer. C'était d'abord une pension à laquelle Rousseau mit des conditions, et dcmt ensuite il refusa le payement, ne voulant point la devoir à Hume, quand ils furent brouillés; c'étaient des arrangements pris, par l'intermédiaire de M. Steward, avec un fermier qui aurait loué à Rousseau, pour 600 livres, une maison de campagne qui en valait 4,000 ; c'était, enfin, des propositions dans le même genre,

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