‹ Voltaire et Rousseau jugés l'un par l'autre; pièces du procèsChapitre 85 sur 154 · La Lettre au docteur Pansophe est de Dordes · texte numérisé non relu

La Lettre au docteur Pansophe est de Dordes

JUGÉS L'UN PAR L'AUïRt: ill

lera de sa léthargie. Ce sont deux gladiateurs dignes d'entrer en lice... La souplesse, l'ironie et la grâce de l'un foi'mcront un contraste agréable avec la véhémence et l'énergie de l'autre. »

Hume oublie qu'il a chargé M"^^ de Barbantane de dire à M^^ de Bouftlers qu'il ne s'est permis qu'une seule plaisanterie dans le persiflage de Walpole contre Rousseau. Puis, dans V Exposé succint, il fait imprimer un certificat de ce même Walpole, pour attester que Hume ne connaissait pas la prétendue lettre de Frédéric, dont il avoue n'avoir fait que l'une des plaisanteries qu'elle contient.

Quant à la lettre de Voltaire, dont parle l'historien anglais, il est certainement question de celle au docteur Pansophe^ qui fut imprimée ou publiée à Londres, et attribuée au patriarche de Ferney * : il en écrivit, à cette occasion, une à Hume ^. C'est une ironie sanglante contre Rousseau, qui ne la connut point ; s'il lut le pamphlet du docteur Pansophe, il n'y répondit pas, et Hume fut trompé dans son espoir.

Pour éviter tout reproche de partialité, nous continuons de reproduire la correspondance de l'historien anglais, et nous le laissons exposer lui-même les faits. Voici ce qu'il écrivait, le 15 juillet 1766, à M™*^ de Boufflers, qu'il ne prenait pour confidente qu'à la dernière extrémité.

« J'espère — dit-il — ramener Rousseau et lui faire comprendre que la condition du secret sur cette pension était ou devait lui être plus agréable. J'engageai le général Gonway à prier le roi de se départir de cette condition, qui semblaitofTenserRousseau. Ce général yconsen-

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