M.-Piithay, [.. 2Ji
On peut, d'après tout ce qui précède, connaître ce qu'il faut entendre par le libelle de Rousseau contre Hume; expression dont se sont servis plusieurs écrivains du temps. Ce n'est pas autre chose que la lettre même du premier ^ au second. Hume la commenta, laiit imprimer avec ses observations qui furent traduites par Suard et publiées à l'insu de Rousseau, qui ne répondit pas un mot et ne sut même pas qu'on fit paraître sa lettre. Tel est ce que l'on appelle le libelle de Jean-Jacques contre l'historien anglais.
Le séjour de Jean-Jacques à Wootton n'est marqué par aucun autre événement digne d'intérêt. Pendant les treize mois qu'il passa dans cette solitude -, il écrivit un grand nombre de lettres (environ cent), dans lesquelles on voit qu'il s'occupait de botanique, de musique, de la rédaction de ses Confessions et de quelques affaires d'intérêt matériel, — rien de plus.