‹ Voltaire et Rousseau jugés l'un par l'autre; pièces du procèsChapitre 92 sur 154 · mai · texte numérisé non relu

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importants et par conséquent vraiment dignes d'attention.

Le mois de mai touche à sa fm, et Rousseau a acquis la certitude d» la connivence de Voltaire dans tous les ennuis qui lui surviennent successivement et se compliquent autour de sa personne.

« J'ai rompu toute correspondance avec M. Hume, et je suis déterminé, quoi qu'il arrive, à ne lui récrire jamais. Je regarde le triumvirat de Voltaire, de Dalembert et de lui cojiime une chose certaine. Je ne pénètre point leur projet, mais ils en ont un... Mais, en attendant que la vérité se découvre, je ne veux avoir aucun commerce avec aucun des trois ; puissent-ils m'oublier comme je les oublie * !...

« Voltaire a fait imprimer et traduire ici par ses amis une lettre à moi adressée, où l'arrogance et la brutalité sont portées à leur comble et où il s'applique, avec une noirceur infernale, à m'attirer la haine de la nation. Heureusement la sienne est si maladroite, il a trouvé le secret d'ôter si bien tout crédit à ce qu'il peut dire, que cet écrit ne sert qu'à augmenter le mépris que l'on a ici pour lui. La sotte hauteur que ce pauvre homme affecte est un ridicule qui va toujours en augmentant. Il croit faire le prince et ne fait en effet que le crocheteur. H est si bête qu'il ne fait qu'apprendre à tout le monde combien il se tourmente de moi ^. »

Ce n'est pas très-modeste, mais c'est très-vrai et c'est ce qui nous importe ici le plus en cette question.

La plus remarquable pièce de toute la correspondance de Rousseau relativement à ses démêlés avec Hume est,

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