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3. 11 suffît, pour se conviiiiicre de ce que nous avançons, de parrourir la minutieuse table alphal3éti(pie des matières (2 vol. in-So, LXXI et LXXII) dont Beuchot a fait suivre son édition des Œuvres de Voltaire. Cs. dans cette table, par exemple, les mots Pucel/e (la), Dictionnaire philosophique, etc., etc., etc.
138 VOLTAIUK ET UOUSSIiAU
Voltaire avait écrit, le 24 octobre 1766, à Hume une longue lettre que nous avons donnée ci-dessus ', et dans laquelle Rousseau et son démêlé avec l'historien anglais sont travestis de la façon la plus outrageante pour le citoyen de Genève. Jean-Jacques répondit à ce nouveau libelle contre lui, qui venait d'être publié en Angleterre, et voici ce qu'il en dit à M. de Chauvel, à la date du 5 .janvier 1767 :
« Jamais, ni en 1759, ni en aucun autre temps, M. Marc Chappuis ne m'a proposé, de la part de M. de Voltaire, d'habiter une petite maison appelée l'Ermitage. En 1753, M. de Voltaire, me pressant de revenir dans ma patrie, m'invitait d'aller boire du lait de ses vaches. Je lui répondis. Sa lettre et la mienne furent publiques. Je ne me ressouviens pas d'avoir eu de sa part au cune autre invitation.
« Ce que j'écrivis à M. de Voltaire, en 1760, n'était point une réponse. Ayant retrouvé par hasard le brouillon de cette lettre, je la transcris ici, permettant à M. de Chauvel d'en faire l'usage qu'il lui plaira -.
« Je ne me souviens point exactement de ce que j'écrivis il y a vingt-trois ans à M. du Theil; mais il est vrai que j'ai été domestique de M. de Montaigu, ambassadeur de France à Venise, et que j'ai mangé son pain, comme ses gentilshommes étaient ses domestiques et mangeaient son pain : avec cette différence que j'avais partout le pas sur les gentilshommes, que j'allais au Sénat, que j'assistais aux conférences et que j'allais en visite chez les ambassadeurs et ministres étrangers; ce qu'assurément les gentilshommes de l'ambassadeui'