CHAPITRE IX
Inscription du château de Girey. — Renvoi à RavisiuR Textor. — Distique sur le feu. — Renvoi à Boileau. — Deux vers très-forts de choses. — Éloge du cardinal Ouirini. — Éloge de Benoit XIV. — Le pape prosodlste. — Voltaire devient Museo. — Valeur de son distique sur I.amhertini. — Vers h M. Amrnan. — Cadeau au comte de Rochefort. — Erreur d'adresse. — Commire et Santeul vengés. — Voltaire admire Polignac et Favières. — Présomptions contre la compétence de Voltaire en fait de latin.
Les vers latins de Voltaire sont plus célèbres que sa prose latine. Ils valent un peu mieux aussi, ou, pour parler congrûment, ils sont moins mauvais.
Le premier essai de Voltaire en ce genre est de 1736. C'est un distique que Voltaire avait fait graver sur la porte du château de Cirey. Ce distique se trouve dans une lettre à M. de la Faye :
illi VOLTAIRE ET SES MAITRES
« On vous attend à Cirey, mon cher ami ; venez voir la maison dont j'ai été l'architecte. J'imite Apollon : je garde des troupeaux, je bâtis, je fais des vers, mais je ne suis pas chassé du ciel. Vous verrez sur la porte :
Ingens incepta est, fit parvula casa; sed œvum Degitur hic felix, et bene, magna sat est.
Vous serez bien plus content de la maîtresse de la maison que de mon architecture. Une dame qui entend Newton, et qui aime les vers et le vin de Champagne comme vous, mérite de recevoir des visites des sages de votre espèce (1) . » Tout le monde sait le mot de Socrate. La pensée du distique de Voltaire est jolie; je ne dis pas quoique renouvelé des Grecs. Mais le mot de Socrate était beau et profond; celui de Voltaire semble avoir passé par l'àme d'Epicure. Cirey, d'ailleurs, était un enfer; et le distique est une absolue contre-vérité. Mais il ne s'agit pas de savoir si la porte du château mentait ou ne mentait pas aux visiteurs. 11 s'agit de voir si cet hexamètre et ce pentamètre sont deux bons vers
(1) Correspondance g('iiérnU\ ?^v\)\cm\)Te il^C).
latins. Quant au pentamètre, je n'ai rien à en dire. Je dirai même qu'il est assez agréable, bien qu'un peu saccadé. Mais l'hexamètre n'est pas un hexamètre. Ce n'est non plus un vers héroïque qu'une ligne française de onze syllabes ne serait un vers alexandrin. C'est un vers faux. Renvoi à Ravisius Téxtor. Le mot casa, ce sont deux brèves, et non point un trochée. 11 n'y a pas d'hexamètre avec un tribraque au cinquième pied; et on imaginerait rarement une faute plus grossière. Se tromper sur casa! passe encore si casa était un mot rare chez les poètes !
Le poète apprenti fut moins gauche, à la seconde tentative. C'était en 1738. Voltaire envoyait à l'Académie des sciences un mémoire de physique, sur une question mise au concours. Cette question roulait sur la nature et la propagation du feu. L'illustre concurrent, qui ne fut pas vainqueur, avait pris pour devise ce di?itique latin, où sont énumérées les propriétés du feu :
Ignis ubique latet, naturam ampleclitiir omnem, Cuncta parit, rénovât, dividit. unit, alit.
Les contemporains do Voltaire ont admiré ce
distique. Condorcet l'a même inséré dans sa Vie de VoUaire, et en parle comme d'un modèle de précision et d'énergie. Quand d'Alembert écrivait sa diatribe contre les latinistes modernes^ il se souvint de cette merveille, et il s'en servit pour faire honte aux pédants de l'Université. Voulant citer correctement, et ayant, à ce qu'il paraît, deux textes différents sous les yeux, il s'adressa un jour à Voltaire même, pour sortir d'embarras : « A propos de latin, quoique cela ne vienne pas à ce que nous disons, dites-moi, je vous prie (j'ai besoin de le savoir, et pour cause) , si c'est vous, comme je le crois, qui avez fait les deux vers latins qui sont à la tête de votre dissertation sur le feu , et si le second est ciincla fovet, on cuncta parit (1)? » Voltaire s'empressa de lui envoyer le texte authentique : « Oui, mon cher philosophe, ces deux mauvais vers sont de moi. Je suis comme l'évêque de Noyon, qui disait, dans un de ses sermons : « Mes frères, je « n'ai pris aucune des vérités que je viens de « vous dire, ni dans l'Écriture, ni dans les Pères ;
(1) Correspondance avec d'Alembert, 2o juin 17G().
« tout cela part de la tête de votre évêque (1). » C'est à la suite de cette communication que d'Alembert, après avoir cité une des sentences portées par Voltaire contre les poètes latins modernes, composa son dithyrambe en l'honneur des vers latins de Voltaire : « Le témoignage de ce grand poëte est d'autant moins suspect en cette matière, qu'il a fait lui-même, en s' amusant, quelques vers latins aussi bons, ce me semble, que ceux d'aucun moderne, témoins ces deux-ci, qu'il a mis à la tête d'une dissertation sur le feu : Ignis ubiquc, etc. Je ne crois pas qu'on puisse renfermer plus de choses en moins de mots ; et ce n'est pas d'ordinaire le talent de nos poètes latins modernes les plus vantés. Heureusement M. de Voltaire a fait de ce talent un meilleur usage que de l'emprisonner dans une langue étrangère. Il a mieux aimé être le modèle des poètes français de notre siècle, et le rival de ceux du précédent, que l'imitateur équivoque de Lucrèce et de Virgile (2) . »
(1) Correspondance avec d'Alembert, l'^'j lillet 1766.
(2) D'Alembert, sur l' Harmonie des Langues; Latinité des Modernes.
Ainsi, cela est bien entendu, le distique sur le feu est admirable. J'ai fait en conscience tout ce que j'ai pu pour m'en convaincre : je n'en ai pu venir à bout. Je me souvenais, hélas! et pour cause, de notre vieux Boileau :
Mon esprit n'admet point un pompeux barbarisme.
11 y a un barbarisme, pompeux ou non, peu importe, dans le deuxième vers du distique. Le mot unit est un mot français, et non pas un mot latin. On n'a jamais employé le verbe miio en latin, sinon quand il n'y avait plus de langue latine, ou, ce qui revient au même, quand ceux qui écrivaient en latin étaient non plus des Gicéron ni même des Quintilien, mais des Fronton et des Apulée. Encore les poètes des derniers siècles se sont-ils bien gardés de mettre iinio dans leurs vers. Mais je veux qnunil soit un mot latin, et môme un mot propre à entrer dans la poésie. Alors les deux vers de Voltaire sont deux bons vers techniques. D'Alembert est en droit de revendiquer pour son maître une place à côté de celui qui a résumé en un seul hexamètre quatorze vers des Gcorguiues. Celui-là avait,
MUSES LATIXES 179
j'espère, ce talent de concentration sur lequel s'extasie le philosophe :
Pallida luna pliiil, rubicunda Hat, alba serenat.
Mais il n'y a que trois choses en cinq mots; et M. de Voltaire, dans les six mots de son pentamètre, a mis cinq choses. Pendez-vous, d'Alembert! voici un hexamètre qui contient sept choses en sept mots, trois faits de conjugaison, deux règles de grammaire, et deux règles de prosodie :
Cedo facit cessi , cecidi cado, cœdo cecidi.
Ces choses ne sont pas de la plus haute portée; mais enfin ce sont des choses, et même des choses utiles, du moins à ceux qui auraient l'ambition d'écrire en latin un peu plus correctement que Voltaire, et de ne pas laisser, comme Voltaire, des fautes de quantité dans leurs vers latins. D'ailleurs, bon vers technique et bon vers ne sont pas tout à fait des termes synonymes. Un vers, pour être fort de choses, n'est pas nécessairement un bon vers; et je préfère sur ce sujet, ô d'Alembert! les leçons de l'auteur du Pauvre Diable h vos leçons.
Voici une lettre de Voltaire au cardinal Quirini,
que je transcris presque en entier, quoiqu'elle ne rentre que par un point dans l'ordre des faits dont nous dressons le catalogue. Il n'est pas absolument interdit de procurer que'lque agréable distraction au lecteur. La lettre est de 1745.
Il faudrait, Monseigneur, vous écrire dans plus d'une langue, si on voulait mériter votre correspondance; je me sers de la française, que vous parlez si bien, pour remercier Votre Éminence de sa belle prose et de ses vers charmants. Je revenais de Fontainebleau, quand je reçus le paquet dont elle m'a honoré ; je m'en retournais à Paris avec madame la marquise du Ghâtelet, qui entend Virgile et vous aussi bien que Newton ; nous lûmes ensemble votre excellente préface, et la traduction que vous avez bien voulu faire du Poëme de Fontenoy. Je m'écriai :
Sic veneranda suis plaudebat Roiiia Quirinis.
Laus antiqua redit, Romaque surgit adluic, Non jam Marte l'erox dirit^que superha li'iumpliis :
Plus mulcerc orbein quam domuisse fuit.
La fièvre et les incommodités cruelles qui m'accablent ne m'ont pas permis d'aller plus loin, et m'empêchent actuellement de dire à Votre Éminence tout ce qu'elle m'inspire. Elle me cause bien du chagrin en me comblant de ses faveurs; elle redouble la douleur que j'ai de n'avoir point vu l'Italie. Je ferais volontiers comme les Platon, qui allaient voir leurs maîtres en Egypte;
mais ces Platon avaient de la santé, et je n'en ai point (I).
La fin de la lettre n'est guère remarquable que par cette expression fautive, le troc de Sarpédou. Il fallait dire, le troc de Glaucus. C'est Glaucus qui donna à Diomède un bouclier d'or pour un bouclier de cuivre, une valeur de cent bœufs pour une valeur de neuf bœufs. Quant aux deux distiques, puisque Voltaire les a faits ayant la fièvre, il serait cruel de les examiner de trop près, et de demander au poète si ses Quirini sont Romulus et Rémus, ou s'il n'a pas pris Quirini pour Quirites, ni ce qu'il veut dire par surgit adliuc, ni pourquoi le troisième vers continue le sens du second. D'ailleurs le quatrième vers est bon, et sollicite quelque indulgence pour la médiocrité des trois autres.
11 y a deux autres vers latins de 1745 qui sont infiniment plus renommés que les vers inspirés par Son Éminence le cardinal Quirini. 11 est vrai que Voltaire, cette fois, consacra sa muse à mieux encore qu'une Éminence. Je n'ai pas
vl) Corresiiondance générale, 25 octobre 1745.
182 VOLTAlliE ET SES MAITRES
besoin de rappeler ce que c'est que la lettre du 7 février 17/i6, ni à quelle occasion Voltaire l'écrivit au P. de La Tour. Le deuxième alinéa de cette lettre commence comme il suit : « 11 y a quatre mois qu'ayant vu une estampe du portrait de Sa Sainteté, je mis au bas cette inscription latine :
Laraberlinus hic est, Rompe decus, et pater orbis, Qui terram scriptis docuit , viitulibus ornât.
Je necrains pas que le sens de ces paroles soit repris par ceux qui ont lu les ouvrages de ce pontife, et qui sont instruits de son règne... Monseigneur le cardinal Passionei, bibliothécaire du Vatican, homme consommé en tout genre de littérature^ et protecteur des sciences aussi bien que le pape, lui montra ce faible hommage que je lui avais rendu, et que je ne croyais pas devoir parvenir jusqu'à lui (1). » On sait que le pape pour qui Voltaire avait fait ces deux vers latins était Benoît \1V, Lambertini de son nom. Il y avait un peu plus de quatre mois que Voltaire les avait faits, quand il écrivait au P. de La
(1) Mélanges liltcraires, letlre au P. de La Tour.
MUSES LATINES 18o
Tour. Benoît XIV avait pu les savourer dès les premiers jours de septembre 17/|5. Ils étaient arrivés au pape à peu près en même temps que la tragédie de Mahomet, le Poème de Fontenoy, et la lettre italienne par laquelle Voltaire dédia au vicaire de Jésus-Christ ce Malw77iet, qui dut s'étonner quelque peu d'être accueilli par un tel patron. Le bon vieillard fut très-touché des attentions et des sentiments de son cher fils Voltaire, et le remercia avec effusion dans une lettre charmante. Les deux vers latins surtout lui avaient été au cœur :
Dès que votre distique fut publié à Rome, on nous dit qu'un homme de lettres français, se trouvant dans une société oii on en parlait, avait repris dans le premier vers une faute de quantité. Il prétendait que le mot hic^ que vous employez comme bref, doit toujours être long.
Nous répondîmes qu'il était dans l'erreur; que cette syllabe était indifféremment brève ou longue dans les poêles, Virgile ayant fait ce mot bref dans ce vers :
Solus hic inflexit sensus, animumque labanlem... et long dans cet autre :
Hic finis Piiami fatorum, hic exitus illum... C'était peut-être assez bien répondu, pour un homme
qui n'a pas lu Virgile depuis cinquante ans. Quoique vous soyez partie intéressée dans ce différend, nous avons une si haute idée de votre franchise et de votre droiture, que nous n'hésitons pas à vous faire juge entre voire critique et nous. Il ne nous reste plus qu'à vous donner notre bénédiction apostolique (1).
Le savant théologien avait trop manifestement raison contre l'homme de lettres français; et c est par pure bonté d'âme qu'il voulait bien ne pas triompher de cet ignorant. Voltaire, qui n'avait aucun motif pour ménager un inconnu, applaudit vivement au vainqueur, dans la lettre italienne où il rend grâces au pape et de sa bénédiction et des présents dont elle était accompagnée : « Je suis forcé de reconnaître son infaillibilité dans les décisions littéraires comme dans les autres choses plus respectables. Votre Sainteté a plus d'usage de la langue latine que le censeur français dont elle a daigné relever la méprise. J'admire comment elle s'est rappelée si à propos son Virgile... Si le Français qui a repris avec si peu de justesse la syllabe liic avait
(1) Rt'imise (le Uenoil XIV, traduction, en tète de la tragédie de Mahomet.
eu son Virgile aussi présent à la mémoire, il aurait pu citer fort à propos un vers où ce mot est à la fois bref et long : ce beau vers me semblait contenir le présage des faveurs dont votre bonté généreuse m'a comblé. Le voici :
Hic vir, hic est, libi quem pi'omitli siepius audis.
Rome a dû retentir de ces vers, à l'exaltation de Benoît XIV ^1). » Le compliment est ingénieux, mais bien mal amené. 11 n'est pas vrai que le mot hic soit à la fois bref et long, dans le fameux vers où Anchise annonce les destins d'Auguste. Benoît XIV discutait sur la question de nature; et, quand même liic eût été bref de nature, il serait long devant vir par position. L'exemple n'est donc pas double; et c'est par une distraction au moins singulière que Voltaire le donne comme tel. Hic est deux fois aussi dans le deuxième vers cité par Benoît XIV; mais Benoît XIV s'est bien gardé de dire qu'il y était deux fois en qualité de longue.
Il n'y a pas de faute de quantité dans le dis-
(1) Letlre de remerciement au Pape, traduclion, en It'io de la tragédie de Mahorne!.
tique de Voltaire. Ce distique n'en vaut pas pour cela beaucoup mieux. Je comprends qu'il ait charmé Benoît XIV, le P. de la Tour et les Jésuites, surtout accompagné de trois ou quatre professions de foi parfaitement orthodoxes. 11 est évident, d'ailleurs, qu'on ne pouvait plus tenir fermées les portes de l'Académie française devant un homme qui écrivait de pareils vers. Aussi s'ouvrirent-elles bien vite, malgré les échos qui apportaient de Cirey la rumeur d'une poésie un peu différente. Les Arcades de Rome s'empressèrent eux-mêmes d'inscrire parmi les membres de leur académie le panégyriste de Benoît XIV, et ils lui donnèrent le nom de Museo. Le commentateur de Matlianasius, qui me fournit ce détail, a oublié de nous dire quel domaine on avait assigné au nouveau berger, pour la pâture de ses bêtes. Pigrasto, c'est-à-dire Fontenelle, possédait toute l'île de Délos. Museo -Voltaire méritait deux ou trois cantons du Parnasse ; et Beauregard, au lieu de le fêter comme jadis au pied de la montagne, dut lui prêter sa canne pour qu'il s'en fît une houlette. Ce qui manque au distique de Voltaire pour être un chef-d'œuvre, si un distique peut être un chef-d'œuvre, ce n'est
MUSES LAThNES 187
donc pas d'avoir eu pénurie d'admirateurs , ni d'avoir infidèlement répondu aux espérances que fondait sur lui le poëte. Ce qui lui manque, c'est de n'être pas dans les vraies conditions du distique latin, c'est de pécher par le tour, par l'harmonie, par le style même. Le deuxième vers, d'après l'usage romain, devrait être pentamètre. C'est en distiques élégiaques, et non en vers héroïques continus, que les Romains rédigeaient leurs inscriptions, quand ils les rédigeaient en vers. Ennius avait donné l'exemple; Virgile lui-même, le poëte héroïque par excellence, n'y a pas dérogé. Il lui était loisible ])ourtant de suivre sa fantaisie. Quant à nous, il ne nous est non plus permis d'innover, en fait de combinaisons poétiques latines, qu'en fait de mots latins, ou de constructions latines, ou de syllabes brèves ou longues. L'invention de Voltaire va de pair avec les barbarismes, les solécismes et les fautes de quantité. Ceux qui ont appris à faire des vers latins n'ont pas besoin qu'on les édifie à ce sujet. Ce qu'ils savent aussi, c'est que le premier vers du distique est sautant et désagréable; que le second vers commence d'une façon dure, et que ses deux parties sont trop
inégalement pondérées; c'est enfin que, si l'on comprend assez bien ce que veut dire le poëte, l'ordre des idées n'est pas déterminé avec une netteté suffisante. Ou le qui surabonde, ou il devrait avoir quelque correspondant devant virtutibus ornât : s'il surabonde. Voltaire devait le supprimer; s'il a sa raison d'être, Voltaire a oublié d'unir les membres de la phrase, et de marquer la transition du passé au présent. Je dois dire, pour être juste, qu'il y a une variante au second vers du distique, dans une note au bref de Benoît XIV. On lit, dans cette note, non plus qui terram scriptis, mais qui mundum scriptis : ceci du 'moins n'offense pas l'oreille. Nous pouvons donc faire grâce au poëte d'une de nos critiques. N'importe! ce n'est pas un chef-d'œuvre que Voltaire avait écrit au bas de l'estampe du portrait de Benoît XIV.
C'est pourtant le chef-d'œuvre de Voltaire poëte latin.
Vous vous en convaincrez sans peine , si vous voulez examiner sa quatrième tentative auprè"s des Gamènes. Cet essai, le plus long de tous, et aussi le plus défectueux, se trouve dans \e& Lettres en vers et en prose. Voltaire l'a coni-
MUSES LATI^ES 189
posé six semaines environ après la Lettre au P. de La Tour.