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CHAPITRE XIV

PHILOLOGIE DE VOLTAIRE

Gaietés étymologiques. — Dub et filles d' affaire. — Étymologies fausses. — Vilain. — Tète. — Pointe. — Sabre. — Parler. — Écouter. — Coutume. — Ensemble. — Le mai> quis de Luchet. — Mots soi-disant celtiques. — Acheter. — Chat. — Clou. — Échalas. — Hors. — Laquais. — Lors et Lorsque. — Ruer. — Salaire. — Troupe. — Horace et adjlent. — Pétrone et perire.

Il y a des étymologics fausses qui ne tirent point à conséquence, et qui peuvent même être considérées comme d'agréables traits d'esprit. Je ne crois pas qu'on doive reprochera Voltaire d'avoir écrit, dans une lettre à Cideville, à propos d'un certain marquis bas-normand, mauvais débiteur : « Le petit bonhomme de marquis veut donc me donner une assignation sur son Trésor royal, et, de quatre années, m'en payer une, à cause des dépenses qu'il fait à la guerre ! Je ferai signifier à Monseigneur que je ne l'en-

tends point ainsi, et que, lui ayant joué le tour de vivre jusqu'à la fin de cette présente année, je veux être payé de mon du ou deii. On écrivait autrefois deii ou dub, parce que dû est toujours dub'mm; mais dû, ou f/ew, ou dub, il faut qu'il paye, et, point d'argent, point de Suisse (1). »

Il est parfaitement certain que le moi dû vient de debitiim, et non point de dub'ium; et pourtant la plaisanterie ne laisse pas d'être charmante. Il en est de même des plaisanteries sur le mot opéra et sur la fûle d'affaire, dans la Princesse de Babijlone. C'est de la gaieté, ce n'est pas de la science. Cela ne me choque pas plus qu'un nom hybride comme Cosi-Sancta tiré de la Cilé de Dieu de saint Augustin, ou qu'une héroïne de conte antique, née de parents jansénistes, et fiancée à un conseiller du Présidial d'Hippône : ces anachronismes sont un ragoût piquant dans la narration, et n'ont rien à démêler avec l'histoire.

Voici de la science et non plus de la gaieté : « Vilain vient de ville, parce qu'autrefois il n'y avait de nobles que les possesseurs des châ-

(I) Correspondance ijéncnile, 2S novembre n.'iS.

PHILOLOGIE du; VOLTAIIIH HHl

teaux (1). » J'aimerais mieux que Voltaire reiiL dit eu plaisantant. Le mot vilain, qui s'écrivait autrefois villain, vient du bas latin villanus, et villanus vient de villa, et villa signifie maison de campagne, maison des champs, ferme, métairie. Les éditeurs de Kehl remarquent que vilain est peut-être synonyme de villageois. Ils auraient dû dire non pas peul-être, mais assurément. Les habitants des villes n'ont jamais été appelés des vilains; et le mot vilain est antérieur de plusieurs siècles au mot ville, du moins dans le sens que le mot ville a conservé en français. Les vilains étaient les villani, les habitants des campagnes. Ainsi Voltaire a commis une erreur historique impardoimable, et dans un livre d'histoire, pour ne s'être pas souvenu du mot latin villa; ce qui prouve, soit dit en passant, qu'on ne perd pas tout à fait son temps en étudiant avec soin la langue latine.

Voici qui est encore de la science, et non pas même dans un livre d'histoire, mais dans un dictionnaire, c'est-à-dire dans un livre où tout est leçon, ou a la prétention de l'être. Voltaire l'a

H) Essai sur les mœurs, chapitre xcviii; de la Noblesse^

même écrit pom' VEncijclopédie, et on l'a imprimé dans V Encijdopédie. « Les mots qui signifient les parties du corps humain, ou des dioses d'un usage journalier, et qui n'ont rien de commun avec le latin ou l'allemand, sont de l'ancfen gaulois ou celte, comme tête, jambe, sabre, pointe, aller, parler, écouler, regarder, aboyer, coutume, ensemble, et plusieurs autres de cette espèce (1). » Il est difficile de se tromper plus complètement en fait d'étymologie. Je ne suis pas le premier qui se soit étonné en lisant cette phrase extraordinaire. « Il est étonnant, dit le marquis de Luchet, que M. de Voltaire ait eu une pareille distraction ; il l'est plus encore que le rédacteur de V Encyclopédie ne s'en soit pas aperçu. Tête vient du mot latin testa., Ausone a dit :

Abjecta in Iriviis inhumati glabra jacebat Testa hominis, nudum jam cute calvilium.

Jambe est dérivé d'un veii^e grec qui veut dire flécliir. Sablée est un mot tudesque : Sœbel ou

(l) Diclionnaire philosophique, article François, section première.

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sabel signifie une épée courte. Poinle vient du verbe piingo; écouter, du verbe latin auscultare; parler, du mot grec parabola, latinisé depuis, mais grec d'origine (1). » Le marquis de Lucliet n'était pas un savant; c'était même à peine ce qu'on appelle un homme instruit. Aussi avoue-t-il de bonne grâce qu'il ne fait que répéter ce qu'un de ses amis avait remarqué à ce sujet : « Je ne me rappelle pas l'auteur de la lettre où j'ai puisé cette érudition : autrement je lui en ferais honneur. Ses observations sont justes; et M. de Voltaire en aurait profité, si elles étaient tombées sous sa main. «

Le correspondant du marquis de Luchet ne s'en était pas tenu sans doute aux six mots tête, jambe, sabre, pointe, écouter et parler. Peutêtre avait-il passé condamnation sur aller, dont l'étymologie est inconnue; mais il avait dû faire ses réserves et sur regarder, qui est d'origine germanique, et sur aboyer, qui ressemble singulièrement au grec /3aJ?o>, et sur coutume, qui vient du latin consueJiim, et sur ensemble, qui

{V Histoire liltéraire de M. de VoUoir^^ tome quatricuie ; sur le mot François.

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est le latin iusimiil, encore parfaitement reconnaissable. Ainsi il n'y a qu'un seul des onze mots cités par Voltaire, qu'on puisse à la rigueur admettre comme celte ou gaulois. Il ne fallait pourtant pas être un bien grand latiniste pour ne pas ignorer l'origine au moins de lèfc , de pointe, (ïccouter et d'ensemble. Un enfant se fût souvenu de simnl, et eût deviné insimnl, qui a servi d'intermédiaire. Auscultare ueïsiii point difficulté. Tout le monde sait que pnngo, pepugi, punctum, signifie piquer, et a donné le verbe poindre et ses substantifs /joinf et pointe. Si testa signifie proprement un pot de terre, il signifie aussi, et dans le meilleur latin, carapace^ écaille et coquille. De là au crâne, qui est la coquille, récaillc et la carapace du cerveau, il n'y a pas bien loin ; et qui dit crâne, dit tête : on l'a bien vu par le distique d'Ausone.

Voltaire ne s'en est pas tenu à sa remarque générale sur l'orjgine de certains mots français d'un usage journalier, et à ces onze exemples si heureusement choisis. Dans une autre section du même article, il a dressé un catalogue alphabétique de i)lus de deux cents mots français qui nous sont restés de la langue celtique, et même

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({lie le temps, suivant lui , n'a presque point altérés. Ce qu'il y a de singulier, c'est que Voltaire fait figurer dans son catalogue les mots bivouac, halle, marche et maréchal, à quatre ou cinq pages seulement de cette phrase : « La plupart des termes de guerre étaient francs ou allemands : marche, halte, maréchal, bivouac, relire, lansquenel. » Mais nous n'avons pas à nous occuper de ces contradictions. Je ne noterai même pas que la plupart des mots du prétendu catalogue gaulois ont une physionomie toute germanique, et que les quatre mois proclamés d'abord francs et allemands par Voltaire ne sont pas les seuls que pourraient revendiquer les conquérants de la Gaule. Je laisse aux germanistes le soin de nous édifier sur la vraie étymologie de danse, par exemple, d'est ^ d'ouest, de uord, de sud, de fifre, de halle, de marque, de maint autre. Je ne m'occupe que des mots qui viennent du latin , non pas même des douteux, mais de ceux qui sont aussi incontestablement latins d'origine que tête ou ensemble. La moisson d'erreurs sera encore suffisamment abondante.

1* Acheter. On écrivait autrefois achepter ou

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acliapter. C'est le latin acceptare, ou, si l'on veut, c'est le même mot qu'accepter, sous une forme un peu altérée, et dans un sens dérivé. Liltré rapporte le substantif acliat aux deux mots ad et capiit. C'est toujours du latin, et non du celtique.

2" Chat. On disait, dans le latin barbare, calus, cattus et gains, au lieu de felis. C'était l'épithète de l'animal, qui avait évincé le substantif, et qui s'était substituée à sa place : calus signifie proprement avisé, fin, habile. Calus, dit un vieux glossateur cité par du Cange, diciliir veliiti caiilus; luide hic Calus, quoddam animal ingeniosum, scilicet Murilegus, quem alii dicunt Gatus, per g, scilicet corrupte. Notez en passant que l'adjectif calus est dans Horace, et qu'on enseigne aux écoliers de collège pourquoi M. Porcins Priscus fut surnommé Ca!o. .le dois dire que certains étymologistes font venir calus et cattus, signifiant chat , d'ailleurs que de l'adjectif calus. Mais ils ont cherché midi à quatorze heures.

t^" Clou. 11 est aussi bizarre de rêver Gaule à propos de ce mot, que si on le rêvait à propos de clé. Voltaire n'a pas mis clé dans son cata-

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logue, sans doute parce qu'il a pensé immédiatement à clavis : il ne fallait pas plus de réflexion pour trouver daims ; et, quand on ac/avus, on n'a pas moins clou qu'avec clavis on a clef et clé.

k^ Êclialas. Si scala a fait échelle, à plus forte raison a-t-il fait échalas, puisque l'échalas n^est autre chose qu'un appui pour soutenir les tiges rampantes et les aider à monter. La vigne monte à l'échalas comme nous montons à l'échelle, et même non sans se servir de ses mains.

5" Hors. On écrivait aussi fors, jusque dans le seizième siècle. « Tout est perdu, fors l'honneur. » Peu importe que François I" l'ait écrit ou non. En ce temps-là, on pouvait encore l'écrire. Conférez simplement foris et foras avec fors et hors. Il serait ridicule d'insister.

6^ Laquais. Les plaisants le font venir du latin verna, par les intermédiaires vernaculus, veniaculajus, vernalacujus, vernalacajus, d'où hicajus et laquaius. Ceux qui savent que laquais s'écrivait autrefois lacquetz, ne sont nullement embarrassés pour déterminer sa provenance. L'étymologie est lacs, autrefois lacqs, contrac-

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tion de laqueiis. Un laccpielz ou laquais, c'est primitivement un valet de chasse, l'homme qui surveille le lacqs ou lacs, le laqueus, c'est-à-dire le filet, le piège, le panneau; et, du valet de chasse au valet d'antichambre, ou même au valet de chambre, il n'y avait que la distance souvent d'une casaque à une autre, de la casquette à la tête nue, des guêtres aux simples chausses, et des souliers ferrés aux escarpins.

7° Lors, lorsque. Ce sont des abréviations de alors, alors que. Alors n'est autre chose que l'italien allora, c'est-à-dire le mot latin hora précédé d'une préposition et d'un article. Je ne sache que Voltaire, qui ait jamais contesté que hora eût fourni l'idée fondamentale des mots dont nous nous servons pour dire en abrégé : à celte heure, en ce iemps, à llieuîx où, dans le temps où.

8° Jiïier. Conférez le latin ruo, dans son sens actif, c'est-à-dire pousser en avant, pousser ou frapper pour faire tomber, jeter à terre, renverser, etc. Ihicr se construisait autrefois en français avec un complément direct, ruer quelqu'un, ruer quelque chose; et l'Académie admet encore ruer des pierres. Dans le sens où on

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l'emploie ordinairement, riwi' est mie ellipse pour ruer le pied, ruer quelqu'un avec le pied. La langue des Celtes n'a rien à voir, ni pour le sens ni pour la forme, dans un mot qui n'est que la transcription littérale de ruere.

9" Salaire. Cherchez dans tous les dictionnaires latins, et vous y trouverez salarium, et (ians le'sens même de notre mot salaire. C'est proprement la paye du soldat, la solde; mais Sénèque, Tacite et d'autres auteurs se servent aussi de salarium pour signifur non-seulement la paye du soldat, mais toute espèce de salaire, gages, traitement, appointements, émoluments, toute rétribution d'un travail quelconque.

10" Troupe. C'est le mot latin turba. La métathèse de la lettre r et le changement du b en p sont des phénomènes qu'on observe perpétuellement dans le passage d'une langue à l'autre. Quant au son ou, c'est l'exacte transcription de Vu du mot latin.

J'aurais pu doubler cette liste; j'aurais pu y joindre aussi un certain nombre de mots qui sont grecs sinon latins d'origine, ou qui du moins semblent avoir un étroit rapport avec le grec : ainsi, ballot, blesser, brise de vent, cracher,

frire, et plusieurs autres. Mais je n'ai voulu constater que des erreurs manifestes, et des erreurs qui pussent nous renseigner sur la science latine de Voltaire. Le marquis de Luchet eût pris sans doute ces bévues pour de simples distractions; mais nous n'avons pas les mêmes motifs que lui pour nous abstenir d'appeler les choses par leur nom véritable.

D'ailleurs, nous avons vu Voltaire commentateur de latin. Concluons qu'il n'était pas tout à fait un latiniste de premier ordre. Encore deux péchés de ce latiniste, et notre chapitre est fini.

Ul ridenliljus ariideiit, ita (leulibus adfleat Humaiii vultus.

C'est ainsi que Voltaire, dans l'Homme aux quarante écus, cite le fameux axiome d'Horace; puis il ajoute en note : « Le Jésuite Sanadon a mis adsunl pour adfîent. Un amateur d'Horace prétend que c'est pour cela qu'on a chassé les Jésuites. » La plaisanterie est assez plaisante ; mais ce n'est (ju'une plaisanterie : je veux dire qu'elle ne prouve rien, ni pour adfîent, ni contre le goût du P. Saiiadon. 11 me s'agit pas de savoir si adfîent vaut mieux qvCadsunl, mais si

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Horace a écrit adjlent. \ous n'avons aucun droit de prêter à Horace plus d'esprit qu'il ne lui a plu d'en avoir. Or, ceux qui ont introduit adflenl dans y Arl poétique n'avaient aucune mission que leur fantaisie. Les manuscrits d'Horace donnent unanimement adsiint. Le P. Sanadon a • donc fait acte d'honnête homme et d'éditeur consciencieux, en restituant la leçon authentique à la place d'une correction illégitime, sinon ingénieuse. Aussi bien adsunt est très-suffisant, pour marquer cette sympathie dont parle le poëte latin.

Si Voltaire revenait au monde, il chercherait en vain son adfleut dans les éditions d'Horace dont nous nous servons, même dans ce chef-d'œuvre de typographie que MM. Firmiu Didot ont achevé naguère à l'intention des plus délicats amateurs d'Horace.

\\ n'y a rien de bien grave à avoir pris parti, encore qu'un peu vivement, pour adjlent contre adsunt. Je ne reproche point ceci à Voltaire comme un fait d'ignorance. Ce n'est qu'un trait de fidélité au souvenir des choses apprises dans le jeune âge. Le P. Porée lui avait fait réciter ad fient : il n'a pas voulu perdre, dans sa vieil-

lesse, comme eût dit Horace, ce qu'il avait appris n'ayant pas barbe au menton.

Nous ne dévouerons pas non plus Voltaire aux dieux infernaux, pour avoir écrit, dans sa dissertation sur Pétrone :

« On admire, on cite ces vers libertins :

Qualis nox illa

Mortalis ego sic,peiire cœpi.

Les quatre premiers vers sont heureux, et surtout par le sujet; car les vers sur l'amour et sur le vin plaisent toujours, quand ils ne sont pas absolument mauvais. En voici une traduction libre. Je ne sais si elle est du président Bouhier.

Quelle nuit !

C'est ainsi qu'un mortel commença de périr.

Le dernier vers, traduit mot à mot, est plat, incohérent, ridicule; il ternit toutes les grâces des précédents; il présent© l'idée funeste d'une mort véritable. Pétrone ne sait presque jamais s'arrêter. C'est le défaut d'un jeune homme dont le goût est encore égaré (1). »

Je n'ai point à juger Pétrone ni ses vers. Je

'I) Purrhouisme de, l'Ilisloirt', rliapiire \u.

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remarque seulement qu'admirables ou non, le dernier n'est ni meilleur ni pire que les quatre autres. Mortalis ego sic } erire cœpi est peut-être un mauvais vers, mais ce n'est point parce qu'il présente l'idée funeste d'une mort véritable. Perire, dans cette phrase, ne donne pas plus l'idée d'une mort véritable, que notre mot mourir, dans l'expression mourir d'amour. Perire, c'est aimer éperdument. Demandez plutôt à Virgile :

Ut vidi, ut perii, ut me inalus abstulit error.

Voilà un personnage qui dit perii, et qui n'est pas plus mort que vous et moi; et j'ajoute qu'il le dit en faisant un hiatus, comme s'il avait deviné qu'on citerait un jour ses paroles à Vol taire. Dira-t-on que Virgile ne savait pas s'arrêter, et que son goût manquait de justesse? Catulle a dit : Quautum qui polest plurimtim perire. Properce a dit : Paris fertur nucla periisse Lacœna. S'agit-il là de mort véritable? H y a des exemples de perire, construit avec l'accusatif. Alteram, efflictim périt; dans cette phrase de Plaute, péril est exactement synonyme d'amaf. Que deviennent les critiques de Voltaire sur le vers de Pétrone?

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