Correspondance y décembre
mande auprès du lieutenant civil. M. de Gennes est fermier général. S'il ne me paye pas, c'est trèsmauvaise volonté, à quoi la justice est remède. Sa réponse doit être une lettre de change pour paiement complet, ou c'est à un huissier de faire toutes les honnêtetés de cette affaire (I). »
Il exécutait ses débiteurs sans merci ni trêve.
Les grands seuls obtenaient parfois du répit et quelques égards, surtout lorsqu'ils menaçaient le créancier de lui apprendre la patience à coups de bâton : làdessus notre philosophe était assez prémuni par le souvenir pour ne pas trop les pousser à bout. Il arrangeait la chose, en criant misère, et en se donnant ainsi un prétexte de doubler l'usure.
Débiteurs et créancier se trouvaient alors satisfaits.
Voltaire ne s'occupa jamais que de trois choses avec t passion, nous pourrions dire avec frénésie : il entassa l'or par les moyens les plus illicites, consacra cet or à une vie honteuse, et s*efforça de justifier sa débauche et ses vices, en attaquant la religion pure et sainte qui les frappe d'anathème.
Il composa, au châfeau de Cirey, Alzire, le Mondain, Mérope, Mahomet, VE7\fant prodigue, le Préservatif, le Discours sur l'homme^ la Philosophie de Newton j etc.