Œuvres, tome XTI, page
2. 11 aurait dû continuer de répondre dans ce sens, et ne pas se laisser entraîner à écrire la VoUairumanie. Quand on a les honnêtes gens pour soi, lutter d'injures avec uq homme de l'espèce de Voltaire, est une maladresse. On ne fait qu'éterniser la boue dans laquelle se vautre le pourceau qui vous éclabousse.
A, dil-on, fort mal parlé Du système newtonique.
Il a pris tout à rebours La vérité la plus pure, Et ses erreurs sont toujours Des péchés contre nature (1).
« Suivait, dit l'abbé Maynard, un conte hideux, Desfontaines et le Ramoneur, servant d'introduction au Préservatif, avec une estampe, qui représentait le critique à genoux, recevant le fouet de la main d'un homme vigoureux. Au-dessus, sur un nuage et entre deux Amours, dont Pun avait renversé son flambeau, paraissait Vénus, présidant à l'exécution, et se vengeant ainsi des outrages faits à son culte (2). ))
On lisait au bas de l'estampe :
Jadis curé, jadis jésuite, Il devint auteur parasite, Et le public en fut lassé.
Pour réparer le temps passé, 11 se déclara sodomite.
A Bicêlre il fut bien fessé :
Dieu récompense le mérite.
Avant de confier au Mercure la publication de ces jolis morceaux, Voltaire avait publié déjà une ode sur l'Ingratitude, enjolivée des strophes que voici :