‹ VoltaireChapitre 27 sur 48 · août · texte numérisé non relu

août

2, Si Voltaire, dans ses Mémoires, le maltraite, — cette fois sérieusement peut-être, — et l'appelle « le pluy insigne fripon de son espèce » (page 55), cela prouve que Yan Duren a refusé de partager avec lui les bénéfices de l'édition de La Haye, — rien de plus.

gré Voltaire, et la seconde à Paris, avec les modifications que croit devoir y apporter le philosophe.

Et quelles modifications !

(( Il donne à Tœuvre une couleur plus chrétienne, pour éviter toute chicane et pouvoir en faire des présents partout (1). ))

u J'ai lu Touvrage d'un bout à l'autre ; mais à vous dire vrai, je n'en suis pas tout à fait content, et j'ai résolu de changer ce qui ne me plaisait point (quelques phrases trop chrétiennes sans doute, ajoutées par son très-délicat et très-religieus ami), et d'en faire une nouvelle édition sous mes yeux, dans ma capitale. »

Trois éditions, quand il ne devait pas y en avoir une seule, quel coup de maître I

Voltaire-Tartufe jubile et se frotte les mains.

La lettre de Sa Majesté prussienne a dû courir six grandes semaines après lui, car il vague alors de droite et de gauche, accompagné de madame du Ghâtelet, soit pour colporter V Anti-Machiavel j qui prouve d'une manière si évidente ses relations intimes avec le roi de Prusse, soit pour s'occuper de sa tragédie de Mahomety dont la représentation est annoncée, soit pour préparer son élection à l'Académie française et quêter des voix.

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