Molière, Bourgeois gentilhomme, acte IV, scène
4 VOLTAlliE,
Je n'ai de lui que sa misère.
Et suis bien éloigné, ma foi.
D'avoir une vierge pour mère.
On trouve ce précieux sixaia filial dans le tome XIV de ses Œuvres^ page 209, édition Beuchot (l).
« Ma mère, écrit-il ailleurs, était fort amie de l'abbé de Châteauneuf (2). »
Et, dans une lettre en vers à Richelieu, datée du 8 juin 1744, il se déclare tout net bâtard de Rochebrune, poëte chansonnier, d'une ancienne famille d'Auvergne, qui était, avec Châteauneuf, l'un des courtisans les mieux accueillis de l'épouse du receveur.
« Sans doute, dit l'abbé Maynard, on peut entendre ces vers d'une bâtardise en Apollon ; mais ils n'en prêtent pas moins à une vilaine équivoque, que Voltaire, instruit des bruits qui avaient couru sur sa naissance, aurait dû éviter, surtout en écrivant à Richelieu, si porté à tout prendre dans le sens de ses mœurs personnelles (3). »
Pour conclure, si l'on rapproche cette équivoque des autres insinuations de l'excellent fils, il est difficile de la considérer comme involontaire.
1. C'est à cette édition que toutes nos indications se reportent