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Anecdotes dramatiques, tome II, page

lieu l'apostrophe du roi au poëte (1) ; puis l'accouchement et la mort de la marquise.

« On n'avait songé à faire venir, dit Voltaire, ni curé, ni jésuite, ni sacrement (2). »

Du reste, il faut avouer que cette mort si prompte ne le trouva pas complètement insensible. Il sortit tout éperdu de la chambre de la morte et du château.

Gourant au hasard, il se heurte contre une pierre, tombe, et reste sans mouvement.

Saint-Lambert, qui Ta suivi, le relève et l'aide à reprendre ses sens.

a — Ah ! mon ami, lui dit le philosophe, c'est vous qui me l'avez tuée !

Puis, entrant tout-à-coup en fureur :

oc — Eh ! Monsieur, cria-t-il, de quoi vous avisiezvous de la rendre mère ? »

Ici, on ne commente pas, ce serait impossible : il faut ''raconter simplement, tirer l'échelle et abandonner le lecteur à ses réflexions sur le fait de cette énormité.

Voltaire ne pouvait pas séjourner plus longtemps à la cour de Lorraine.

Il nous débite, à la page 84 de ses Mémoires, pet impudent mensonge :

i. L'envahissement des livres impies du philosophe, dont Saint Lambert et madame du Châlelet infestaient la cour, avait indigné Stanislas.

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