Voir une lettre à d'Argenta!, du 25 décembre
2. Allusion à l'histoire de la famille Travenols, dont le fils était attaché, comme musicien, à l'orchestre de TOpora. (Voir, pour les détails, le tome I de l'abbé Maynard, de la page 427 à la page
gens, dont, dans aucune sorte d'affaire, les noms ne devraient se trouver à côté du vôtre (permettez, sire ! tous ces gens-là, y compris le Juif, valent infiniment mieux que le chambellan du roi de Prusse). J*écris cette lettre avec le gros bon sens d'un Allemand (d'un Allemand qui n'en a guère, puisque, dans votre logique prussienne, vous mettez au-dessus qui doit être au-dessous, et réciproquement) ; je dis ce que je pense, sans employer de termes équivoques et de flasques adoucissements pour déguiser la vérité, Profitezen (1)1 »
, Gontre-sens et manque de logique à part, il faut convenir que c'était dur à digérer.
Mais que faire ?
S'en aller de Berlin, regagner la France; revoir des amis, auxquels on a chanté sur tous les tons les louanges de Frédéric, « ses bontés flatteuses, ses charmants égards » ; démentir tout cela, retrouver en fin de compte les persécutions et les dédains de la cour de France, il y avait de quoi hésiter et tergiverser.
Les pilules prussiennes passent difîicilement ; mais ailleurs le philosophe en trouvera de plus amères.
Du reste, on ne s'attend pas à nous voir reproduire ici, dans leur sotte insignifiance, tous ces démêlés de Berlin ou de Potsdam.