Tome II, page
Or la nièce ne trouve nullement de son goût les mesures que croit devoir prendre le philosophe.
Elle se révolte, au point de lui écrire :
« L*avarice vous poignarde. Ne me forcez pas à vous haïr. Vous êtes le dernier des hommes par le cœur (1). »
« Quel secret du caractère et de la conduite de l'oncle, se demande l'abbé Maynard, a donc surpris la nièce, pour se croire en droit de lui parler -ainsi? Qu*y a-t-il entre cet homme et cette femme, pour que cette femme ose ainsi outrager cet homme, pour que cet homme baisse la tête devant cette femme (2) ? »
Plus elle est insolente, moins Voltaire résiste.
Non-seulement il ne restreint pas les dépenses de la douce personne ; mais il lui triple sa pension, et nous ne tardons pas à la voir installée à Ferney, en souveraine absolue du château.
. Qu'est devenu Greff ? On l'ignore.
Si l'on tire les conclusions de certaines aventures et de certains faits, madame Denis, au grand déplaisir de Voltaire, a des visées erotiques sur Gollini, secrétaire-copiste du philosophe.
Gollini est beaucoup plus jeune qu'elle.
Il en résulte que la coquette surannée cherche à se rajeunir par tous les moyens possibles.