‹ Voltaire FinancierChapitre 101 sur 108 · F. Vézinet, Autour de Voltaire, p · texte numérisé non relu

F. Vézinet, Autour de Voltaire, p

2, Ibid, p. 31.

3. Lettre à Chauvelin, iniendant des Finances, 7 ‘septembre 1759, Moland XL, p. 168. 24

des créances. Là-dessus, le 29 décembre 1759, Voltaire écrit à son homme d'affaires Balleidier une lettre dont voici

un passage : « Je ne suis point, Monsieur, tenu de payer

les domestiques de Bétems; je lui a prêté de l'argent sans intérêt pour le tirer de prison; et par le contrat que j'ai bien voulu faire avec lui, il est dit expressément que je ne dois entrer dans aucune de ces dettes; je me suis même réservé le droit de vendre sa terre que je voulais lui conserver en cas qu’il arrivât la moindre difficulté.

« S'il doit de l'argent à ses domestiques, qu'il les paye. J'ai déjà avancé pour lui 4.400 livres. Madame Donon menace encore de saisir sa terre pour d’ancienmes dettes. Je ne peux pas me ruiner pour sauver toujours cet homme. Il faut qu'il s’accommode avec les créanciers dont vous parlez; qu'on lui fasse peu de frais, parce qu'il est très pauvre; je pourrai lui prêter encore un peu d'argent pour cette affaire, maïs très peu parce que j'en ai fort peu 1. »

Les choses se gâtèrent encore, car dans sa lettre à Bal-

leidier du 15 février 1766, c'est-à-dire cinq ans et demi

après le prêt, Voltaire écrit : « J'envoie à M. Balleidier

le contrat passé avec Bétems. Je le prie de présenter requête pour saisir son domaine de Vallavran, requête fondée sur ce que je lui prêtai de l'argent en 1759 sans intérêt pour le tirer des prisons de Genève, où il était détenu pour dettes... ensuite je lui prêtai une somme plus considérable pour le contrat ci-joint, que je lui

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